Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit photo : Pathé Distribution
Premier plan : Marie Antoinette mange une fraise avec nonchalance. Plongée dans le luxe, insouciante, voilà la Marie Antoinette de Coppola. Pendant deux heures, la cinéaste nous offre un spectacle visuel ahurissant : l’univers de Versailles est coloré à l’extrême et tout est filmé avec une maitrise renversante. On avait déjà apprécié la photographie de ses films précédents mais là, ça relève du grand art ! Une overdose de robes, de chaussures et de gourmandises sur fond rock (au passage quelle BO magnifique !) nous attend et le plaisir est de mise. Au milieu de tout ça, une histoire, quand même. Sofia Coppola nous livre un film luxueux, superficiel à bien des niveaux mais elle n’en oublie pas le portrait de cette reine si détestée. Plongée dans un monde où les commérages fusent, où la frustration fait perdre tous les repères, dans un univers où elle ne trouve pas sa place cette Marie Antoinette décide de se complaire dans la superficialité. Kirsten Dunst est incroyablement envoûtante et exprime une sensualité à toute épreuve. Drôle, dur, raffiné, enlevé, provoquant : le troisième opus de la trilogie Coppola sur les jeunes filles perdues et abandonnées est une réussite en tout point. Peu importe les écarts historiques : Marie-Antoinette est une sucrerie irrésistible !