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Crédit Photo : Gaumont Columbia Tristar Film
Harold Crick est contrôleur des impots et mène une vie archi réglée et très austère. Il n'a pas vraiment de famille et encore moins d'amis, sa vie est une routine totale. Alors il calcule tout, il contrôle sa propre vie: brossage de dents précis, déplacements minutés...Sauf qu'un jour, Harold entend une voix. Une voix qui raconte son histoire à lui et qui prédit sa mort. Il finit par découvrir qu'un écrivain est en train de finaliser un livre sur lui, qu'il est son personnage de fiction et que l'auteur compte le faire mourrir et cherche le bon moyen pour. Cette découverte tombe mal puisque pour la première fois Harold tombe amoureux. L'heureuse élue est une vendeuse de patisseries un peu anarchiste. Leur histoire survivra-t-elle à la fin du livre dont Harold est le malheureux protagoniste ?
Dès le générique, Harold Crick affiche des couleurs pastelles, un univers qui malgré la routine du héros nous semble très agréable, propre, lisse. Nous sommes devant un film soigné avec des dialogues bien écrits et des situations bien pensées. Will Ferrell campe à merveille un personnage mal dans ses pompes qui finit par trouver un sens à sa vie alors que celle-ci est sur le point de s'achever. Comparer Harold Crick à Truman Show ou Un jour sans fin est exagéré.Le film raconte, entre autres, l'histoire d'un écrivain qui découvre que son personnage de fiction existe pendant qu'elle est en train de réfléchir à la mort de celui-ci. On retrouve donc un côté fiction dans la fiction,confrontation et confusion entre fiction et réalité. Le réalisateur en profite pour déclencher des situations qui font souvent sourire, parfois rire.
L'incroyable destin de Harold Crick se regarde avec plaisir mais peine tout de même à décoller : peut être est-ce dû à certains personnages particulièrement caricaturaux. Emma Thompson est pleine de bonne volonté mais son interprétation est terriblement stéréotypée et je l'avoue m'a un peu agacé.Là où le film séduit c'est quand il rapproche Ferrel de la jolie Maggie Gyllenhaal. La romance entre une vendeuse de cookies engagée et notre M. fisc ravit. L'alchimie est bien perceptible sur l'écran et apporte son lot de justesse à un film qui avait un peu tendance à trop se regarder le nombril.Au final , Harold Crick est donc une comédie sympathique qui interroge les règles de la fiction et les attentes des spectateurs vis-à-vis de celle - ci. Ferrell touche et forme avec Maggie Gyllenhaal un duo très craquant et attendrissant.
P.S. Rien à voir mais le réalisateur serait-il fétichiste des pieds ? Quand on y prête attention il semble filmer à multiples reprises les panards de ses acteurs avec insistance. Mystère à élucider ...