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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Jacquou le Croquant : rien pour craquer



Crédit Photo : Pathé Distribution


Ah la Dordogne, ses grands champs, ses forêts de feuillus, ses montagnes...Jacquou le Croquant commence tel un épisode de La petite maison dans la prairie. Une petite maisonette, un chien, une famille qui s'aime. Sauf que le monde est injuste et que les riches sont méchants. Alors le chien se fait zigouiller et Papa se retrouve poursuivi avant d'attérir en prison. Vu que la chance, on en a ou en a pas, un malheur n'arrive jamais seul pour le jeune Jacquou : Papa meurt et Maman tombe gravement malade. Elle finira par mourir (après une petite tirade sur une colline avec éclairs mystiques en prime). A ce stade du film on respire : Albert Dupontel avec ses tresses ridicules et Marie-Josée Croze perdue dans son rôle ultra pathos reposent en paix. Malheureusement, le film durant 2h30,Boutonnat va encore nous sortir de son chapeau des scènes aussi longues qu'inutiles. Bref, pendant la première partie du film on s'ennuie ferme malgré , il est vrai, une mise en scène souvent virtuose et assez poétique (en même temps le cadre s'y prête).


Dans la deuxième partie de ce très long métrage , nous découvrons Jacquou adulte qui a l'envie de se venger contre ces méchants nobles. Jocelyn Quivrin qui joue plutôt bien le salaud de service a les cheveux décolorés en gris pour faire comprendre qu'il est devenu vieux, on nous met une charmente actrice pour nous servir une pseudo love story pour fan de guimauve et pour le reste rien d'original à attendre. Jacquou le Croquant est un film archi attendu , prévisible qui manque cruellement de souffle, de passion. Boutonnat présente des personnages fades dans un décor de rêve et abuse des ralentis au point que ça en devient ridicule. Son film ne brille que lors de brèves scènes où la nature est contemplée, loin des symboles lourdingues et ringards qu'il s'entête à nous balancer. J'aime beaucoup Gaspard Ulliel mais là désolé , il n'y a pas grand chose à sauver...

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