Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Delta (Young Hannibal) limited 2006
Hannibal Lecter fait partie des personnages mythiques du cinéma. Passer après l'interprétation glorieuse d'Anthony Hopkins n'était donc pas un pari facile pour notre cher Gaspard Ulliel. Le film , intitulé "Les origines du mal" veut nous raconter comment le jeune et vulnérable Hannibal est devenu un redoutable cannibale. On nous explique cela par le fait que pendant la seconde guerre mondiale, Hannibal a été victime d'officiers sadiques qui étaient prêts à tout pour s'en tirer, survivre. Il en résultera la mort de la soeur du petit garçon : Mischa et aussi celle de ses parents. Traumatisé par la disparation de ceux-ci, Hannibal va voir la grande demeure de ses parents transformée en un pensionnat un brin glauque où il passera toute sa jeunesse. Devenu un jeune adulte, il ira trouver sa tante asiatique et expérimentée dans l'art du sabre pour avoir un peu de présence familial. Mais du naif petit garçon qu'il était, il ne reste plus qu'une ame blessée obsédée par l'idée de se venger...Un monstre est né.
C'est donc avant tout d'une histoire de vengeance dont il est question. Cette histoire est joliment mise en scène par Peter Webber qui avait déjà prouvé son talent esthéthique avec La jeune fille à la Perle. La reconstitution d'époque est des plus agréables et ça fait plaisir de voir ça dans un blockbuster. Malheureusement, cette histoire de vengeance est narrée d'une façon bien trop linéaire. Si cet Hannibal se regarde sans déplaisir, il ne réserve aucune vraie surprise et est hyper prévisible. Le genre de film qu'on oublie très vite. Concernant Gaspard Ulliel, il s'en tire plutôt bien dans un rôle pourtant casse gueule et a quand même la tête de l'emploi avec sa grande machoire. On regrettera qu'un garçon qui semble avoir un si bon potentiel se soit retrouvé dans cette aventure peu croustillante. En effet, même s'il est interdit aux moins de 12 ans, le film est loin d'être traumatisant...Pour résumer, Hannibal n'est pas un méchant navet mais a le grand défaut de manquer d'audace et de personnalité. On s'y attendait un peu...