Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Gaumont Columbia Tristar Films
Amy est considérée comme une fille modèle par ses parents. Elle est également aux yeux de son petit ami la fiancée idéale. C'est pourquoi il la demande en mariage et se prépare à rencontrer la belle famille. Se marier, on s'imagine souvent que cela veut dire "tout partager". Mais doit-on forcément tout avouer à son partenaire ? La sincérité est-elle vraiment une bonne chose ? Amy va être confronté à la question de manière assez brutale. Jadis, lorsqu'elle était étudiante en Fac, elle a fait une fellation à son chien. C'était une bêtise de jeunesse, une vilaine curiosité qu'elle a regretté et a tenté d'oublier. Mais quand John ,son futur mari, réclame une honnêteté totale et engage une discussion sur les plus gros délires sexe qu'ils ont pu avoir, Amy est bloquée. Elle va tenter le diable : avouer à celui qu'elle aime son plaisir canin. Accrochez-vous !
Il fallait oser ! C'est immédiatment ce que l'on se dit à l'annonce du pitch de cette comédie fauchée. Juste une fois part d'une idée très audacieuse, farfelue et qui provoque le rire avant de gêner. Melinda Page Hamilton (vue en bonne soeur tarrée dans Desperate Housewives) campe avec courage et talent ce rôle archi casse-gueule d'une gentille fille au passé trouble. La première partie du film est dédiée à la comédie : on s'amuse de ce secret, on découvre la famille coincée d'Amy avec des personnages hauts en couleur, on est pris de sympathie pour le personnage de John ( bogosse chatain aperçu dans la série Popular et parfait dans le rôle du gendre idéal). On se doute que cela va exploser. Et on a raison. Lorsque Amy dévoile son secret, tout s'écroule et le long-métrage bascule plutôt vers le drame. Ce virage est assez mal négocié par le réalisateur.
Le spectateur est troublé : il s'attendait à continuer à regarder un film ultra barré et frais et se retrouve face à une réflexion sur la sincérité. L'intention est bonne dans le fond mais la surenchère d'effets dramatiques maladroits tue le tout et gache le plaisir. Si l'on sera plus ou moins touché par le froid soudain entre Amy et John , on pourra facilement rester de marbre face aux nouvelles intrigues sentimentales et pathos qui se dressent. Juste une fois reste tout de même divertissant mais est également handicapé par une réalisation assez moyenne et une photographie ultra cheap. Ca a tout du guilty pleasure cette affaire...