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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Transformers : blockbuster décérébré


Crédit Photo : Paramount Pictures France


Le film commence avec une voix off de robot complètement grotesque qui nous explique l'histoire d'une guerre entre deux races de robots extraterrestres et la recherche d'un cube sacré. On comprend directement que la finesse ne sera pas de mise. Ca continue entre scènes de guerre humains/robots, scènes de "bureaux" où le gouvernement cherche une solution pour stopper l'invasion de l'ennemi (au passage Michael Bay en profite pour sous-entendre que nos amis américains désignent des ennemis à la hâte et n'ont pas peur de déclencher des guerres pour rien) et scènes dans une banlieue un peu hupée des Etats-Unis. Dans cette petite ville tranquille, vit le jeune Sam Witwicky (Shia Labeouf). Sam n'a pas un physique désagréable mais est timide. C'est l'habituel geek des blockbusters, le genre de mec rejeté des gens populaires mais qui en fait est super cool et intéressant. Et devinez quoi ? Il est amoureux d'une nana genre "super bonne" mais qui ne sort qu'avec des mecs musclés (lors d'une scène mythique, elle se plaint avec une phrase du type "non mais je comprends pas pourquoi je n'aime que les mecs baraqués"). Bref, schéma classique. Sauf que Sam ,un jour, va acheter avec son Papa sa première voiture...et il se trouve que cette voiture n'est pas comme les autres et va l'amener à faire connaissance avec la race des gentils Autobots. Embarqué avec la bimbo pour qui il craque dans une aventure au-delà du réel, Sam va se retrouver à courir comme un fou et à affronter de vilains robots en images de synthèse.


Vous connaissez le début, faut-il vous préciser que la fin est exactement celle à laquelle on s'attend tous ? C'est bel et bien le cas. Michael Bay a opté pour l'option "scénario minimum" et pendant 2h24, Transformers n'a que pour unique but de divertir le spectateur friand de pop-corn. Alors entre deux explosions ils se passent bien des trucs. Le film se veut très drôle et réussit parfois son coup. Mais attention, l'humour est gras et laisse place à une beauferie tout à fait assumée. Les clichés s'accumulent, comme pour remplir de la pellicule et pour dire "non mais y a pas que des explosions dans le film". Et lors de la dernière demi-heure, ça pète dans tous les sens. Les millions de dollars s'affichent à l'écran, les effets spéciaux et cascades s'enchainent sans grande cohésion. C'est juste un spectacle visuel, un truc pour en mettre plein les mirettes à un spectateur 100% passif. Michael Bay s'est fait plaisir en faisant joujou avec ses voitures et on a l'impression qu'il n'y a que ça qui l'intéresse. La morale du film est "Sans sacrifice, point de victoire". On se demande d'ailleurs si Bay n'a pas dû sacrifier certaines réserves face à des producteurs désireux de livrer de la bonne grosse soupe bien ricaine au monde entier...Le mystère reste entier.

Entre humour, clichés, explosions et artifices, Transformers parvient à divertir sans scénario. Ca n'est pas vraiment du cinéma, mais au box office ça fait un tabac.

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