Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Rezo Films
Jadis, Pauline Anderton, chanteuse de jazz originaire de Lyon disparaissait dans une certaine indifférence. Des décennies plus tard, on entend l'une de ses chansons dans la très belle maison de Anne (Karin Viard). Cette dernière est journaliste pour sa télé locale et passe des jours (trop?) tranquilles avec son gentil mari. Il y a des années, Anne était avec Marc (François Cluzet), un businessman qui agit toujours en véritable goujat. Depuis, Marc a retrouvé l'amour mais sa femme le soupçonne d'avoir une liaison...Pendant ce temps-là, arrive en ville Vincent (André Dussolier), un écrivain homosexuel qui a bien besoin d'air frais, subissant une relation en dents-de-scie avec son jeune compagnon. Trois personnages, trois rapports bien particuliers à la vérité. Aux jeux de l'amour et de l'amitié, comment s'en sortiront-ils ?
Lyon, critique d'un milieu bourgeois...On pense au dernier Chabrol mais qu'on se le dise bien : La vérité ou presque n'a rien à voir avec La fille coupée en deux. Nous sommes dans un film choral où les différents protagonistes créent de vrais liens entre eux et évoluent les uns au contact des autres. Anne et Marc ensemble ? C'est l'hypocrisie la plus effroyable qui ressort. Mais lorsque le personnage de Vincent arrive, un homme doué pour découvrir la vérité, un homme qui n'aime pas tricher, les situations vont se compliquer ou se simplifier selon la nature de chacun. Si les personnages sont un peu caricaturaux, les dialogues piquants parviennent à rendre cette comédie dramatique assez amusante et bien rythmée. Les acteurs semblent s'amuser et on se laisse aller au milieu de toutes ces cachotteries pas toujours subtiles. La musique jazzy nous berce, la caméra nous balade sans trop d'effets. Dommage que le tout manque d'ambition et que cette intrigue sur Pauline Anderton soit si lourdingue. Sans être impréssionnés, ni totalement satisfaits, on ressort de la salle en se disant qu'on a passé un moment sympa. Ni plus, ni moins.