Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Haut et Court
Anna (Yael Abecassis) vit seule dans un vaste appartement parisien avec ses deux enfants. Récemment divorcée, elle entretient une liaison très sexuelle avec un ami et collègue. Un jour, Anna décide d'engager une baby sitter. Son choix se porte rapidement sur une jeune femme, Lise (Clémence Poesy, avec un jeu très proche de celui d'une Mélanie Laurent). Cette dernière a un don pour s'occuper et séduire les enfants. Les deux femmes s'entendent à merveille sans pour autant converser énormément. Mais rapidement, Lise se révèle moins lisse qu'elle pouvait le laisser penser. La jeune fille mène en effet une vie nocturne particulièrement agitée. Entre peurs et fantasmes, Anna va peu à peu se découvrir une fascination dangereuse pour la nounou de la maison. Au risque de perdre peut-être la tête.
Une relation entre désir et frustration entre deux femmes, de longs plans pour illustrer cela, une photographie ultra léchée, une réalisation appuyée : Sans Moi a des airs de déjà vu dans la production cinématographique française. Oui, cette histoire on l'a déjà vue, entendue, des dizaines de fois et dans des oeuvres plus importantes. Mais si le film d'Olivier Panchot (qui livre ici une première oeuvre maitrisée quoi qu'on en dise) n'apporte rien de bien neuf à notre cinéma, il n'en est pas moins attachant pour les amateurs du genre cinéma d'auteur français contemplatif. De plus, le réalisateur peut compter sur un duo d'actrices particulièrement convaincantes. Abecassis et Poesy donnent à ce long-métrage toute sa force et son mystère. Paris épuré, réflexion sur la création, envie et refoulement : les thèmes sont eux aussi intéressants. Si vous êtes attachés aux films français où ça clope et ça psychote, vous trouverez votre compte.
![]()