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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Eden Log : labyrinthe vain ?


Crédit Photo : Bac Films


Un homme (Clovis Cornillac) se réveille dans d'obscurs souterrains, couvert de boue. Il ne sait pas vraiment qui il est, ce qu'il fait là... Il avance dans le noir, entend des bruits de plus en plus bizarres, rencontre des images virtuelles. On y parle d'Eden log, un projet de société basé sur une mystérieuse plante qui pourrait faire des prouesses en matière d'énergie. L'homme continue d'avancer, croise d'étranges créatures et des gardes peu sympathiques. Il croise aussi une femme...Que fait-il là ? Qu'y a-t-il derrière Eden Log ?

Eden Log est un film de genre particulièrement noir. Franck Vestiel n'hésite pas à plonger le spectateur dans l'obscurité et tente d'instaurer une ambiance aussi inquiétante que claustro. Le pari est plus ou moins réussi. Si le film dispose d'une véritable ambiance, d'un univers visuel voulu hors du temps mais tout de même relativement moderne, le scénario manque terriblement de clarté et risque de plonger le spectateur dans un certain ennui. Si pendant les premières minutes on suit volontiers Clovis Cornillac dans cet étrange labyrinthe (ou bien caverne avec tout ce que cela sous-entend en terme de philosophie) , son égarement finit par peser. Franck Vestiel instaure un suspense, nous pousse à nous interroger mais ne parvient pas toujours à nous tenir en haleine. Il y a un manque d'enjeux, d'action. Petit à petit la sombre histoire de la plante et son utilisation d'immigrés se dévoile mais une fois de plus cela manque de clarté. On se demande où le réalisateur veut en venir et même si il sait carrément vers quoi il va. Cela commence à faire trop de questions, le divertissement attendu devenant une prise de tête peu ludique.


En lisant le dossier de presse et les interviews du réalisateur, nous comprenons alors que son film avait une véritable ambition scénaristique et artistique. Malheureusement, son désir de montrer les différents processus de construction d'un film par le biais de ce labyrinthe obscur n'apparait pas du tout au spectateur. Franck Vestiel a peut être bien pensé son premier long mais il n'a pas sû le réaliser pour le rendre vraiment lisible. Il y a peut-être quelque chose au milieu de ce bordel obscur où geint sans conviction un Clovis Cornillac sans étincelles.

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