Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Les beaux décors de la Picardie, une bande de jeunes acteurs généreux et spontanés, une réalisation épurée et intuitive : Le premier venu est un film qui fait du bien et qui ne décevra certainement pas les amateurs du cinéma de Doillon. Pour les autres, il faudra s'accomoder (comme pour la majorité des films de Rohmer ou plus récemment de Mouret) à des dialogues précieux et littéraires. Ces derniers nous invitent à une sorte d'introspection générale sur la vie, les relations hommes/femmes, la rédemption...Les joutes verbales se succèdent avec grand plaisir et d'une intrigue basique, le réalisateur livre une nouvelle oeuvre très dense sur les sentiments.
Triangle amoureux qui devient carré, Le premier venu est aussi un film d'affrontements, un film où l'on se tourne autour. Tout semble être en perpétuel mouvement : la caméra qui se déplace d'un personnage à l'autre , les sentiments et personnalités contradictoires des personnages, les situations qui sont toujours prêtes à déraper...Au coeur du film on ne pourra s'empêcher de s'enticher de Clémentine Beaugrand qui se donne entièrement à un personnage ambivalent et passionnant,a l'air délicieusement espiègle. 2h03 c'est peut être un peu trop mais le charmant casting réuni et le charme de ce film simple (et qui ne manque pas d'audace pour autant) devraient vous faire passer un excellent moment de cinéma. Rafraichissant.