Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Je n'avais jamais été au Zebre de Belleville, autoproclamé "Plus petit cabaret d'Europe". Je dois avouer être tombé sous le charme de cette toute petite salle. On a l'impression d'être dans un salon coquet où viennent jouer rien que pour nous nos potes. C'est cosy et ça donne l'opportunité de créer une véritable ambiance intimiste.
Le spectacle a commencé vers 21h avec la première partie de Arlt. Leur style est très "nouvelle chanson française" avec quelques expérimentations. Si niveau son ce n'est pas la révolution, la chanteuse a un charisme et une grâce sur scène auxquels il est très difficile de résister. Chansons cotonneuses , paroles amoureuses : une mise en bouche de grande qualité.
Et puis, enfin, ils sont arrivés. Armelle et Mocke. Elle avait remis sa petite robe bleue, il galerait un peu à accorder sa guitare. "Ca fait du bien d'être de retour à Paris" lance-t-elle , comme à son habitude lors de ses shows parisiens. Pas de bol : Armelle Pioline était malade ce soir là. Mais telle une guerrière, elle est venue sur scène, a pris sa guitare et a décidé de jouer pour son public. Et ce fut très réussi, sans fausses notes et avec beaucoup de magie. L'occasion de redécouvrir en version acoustique Madrid ou Quelque chose en moi, de reprendre une bonne dose de Comme une fille...Mais surtout aussi le privilège de découvrir quelques morceaux de leur prochain album, qui a été enregistré au Chili (là où Holden jouit d'une véritable notoriété). Ca donne envie et je serais bien sûr aux premiers rangs le 20 mars prochain pour les revoir à La Maroquinerie, à l'occasion de la sortie de leur nouveau bébé. Ce qui est fabuleux avec Holden c'est que leurs chansons, bien écrites et souvent aériennes, vous transpercent instantanément et qu'en live il y a une véritable proximité. A force, on a l'impression de les connaitre, de venir à un concert privé. Armelle s'assoit en face du public comme à chaque fois, pour chanter La saison des touristes , c'est décontracté , "à la bonne franquette". Elle est malade, elle le dit et l'assume. Entre deux gorgées de vin elle se mouche : "C'est pas la classe mais bon..."Tout le monde rit de bon coeur en attendant le morceau suivant, nouvelle merveille à écouter et réécouter. Ah que serait Paris sans les concerts d'Holden...
Page Myspace de Holden