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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Ferien : l'été de la rupture


Crédit Photo : Les Acacias


L’été, la campagne, l’Allemagne. Anna (Angela Winkler), son deuxième mari Robert (Wiegand Witting) et leur fils Max (Amir Hazdic) reçoivent dans leur demeure d’autre membres de la famille. Laura (Karoline Eichhorn), fille d’Anna issue de son premier mariage, accompagnée de son mari Paul (Uwe Bohm) et de leurs deux enfants en bas âge ; la grand-mère (Gudrun Ritter) qui se révèle être souffrante puis plus tard Sophie (Anja Schneider), sœur de Laura qui s’était éloignée pendant quelques temps. Les retrouvailles se font dans la quiétude du décor. Le bruit du vent, les arbres qui se débattent presque avec paresse. Mais dans cette campagne paisible et idyllique en surface vont se produire des évènements décisifs. Révélations, séparations, vieilles rancunes vont rythmer des vacances qui vont doucement devenir un petit cauchemar.

 

Ferien est un film que l’on a envie d’aimer. Un joli film d’été, qui apaise, qui multiplie des plans très bien composés, cohérents. Il y a une ambiance, une certaine maitrise formelle, un casting irréprochable. On s’y sent bien, on y retrouve toutes les qualités du jeune cinéma allemand. Alors pourquoi donc au bout d’un moment l’ennui s’installe-t-il ? La faute à un scénario très décevant, énième histoire de coucheries et de temps qui passe dénué de toute originalité. Si Thomas Arslan témoigne d’un véritable regard de cinéaste, son écriture se révèle trop convenue.

 

Si le spectacle se suit non sans plaisir grâce à une forme envoutante, on finit par en avoir un peu marre de ce huis clos qui va trop là où on l’attend. Portrait d’amours contrariés sur plusieurs générations, des incompréhensions et divergences entre hommes et femmes et des liens familiaux fragilisés : Ferien souhaite explorer de multiples thèmes sans vraiment prendre le temps de poser ses personnages, de rester avec eux. A vouloir trop raconter, le réalisateur nous perd et on n'adhère plus à grand-chose. C’est vraiment dommage tant par moments cette œuvre modeste se révèle brillante et subtile. A réserver aux amateurs du genre, friands de retrouvailles tendues en huis clos.

 

Film sorti le 18 février 2009


 

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D
Ce film est wunderbar, le cinéma allemand a la particularité de beaucoup miser sur les symboles et la volonté de faire passer des émotiions fortes.
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V
<br /> je ne sais pas...j'ai trouvé qu'il y avait trop un goût de déjà vu dans ce film-ci. C'est bien foutu mais ca manque cruellement d'originalité et de personnalité.<br /> <br /> <br />