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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Confessions d'une accro du shopping : la vie à crédit


Copyright : Walt Disney Motion Pictures France


Rebecca Bloomwood (Isla Fisher) a un problème : elle ne peut résister à l’appel des boutiques. Chaussures, robes, accessoires : les magasins la chouchoutent et elle leur rend bien. Trop bien d’ailleurs : constamment à découvert, cette jeune new yorkaise pétillante et futile va rencontrer de sérieux problèmes. Licenciée par le magazine pour lequel elle travaillait, elle n’a plus aucune source de revenus. Elle tente alors sa chance dans la publication de ses rêves, un magazine de mode. Mais c’est finalement dans une revue économique qu’elle va se retrouver ! Sous le pseudonyme de « La fille à l’écharpe verte », Rebecca va ainsi tenir une chronique financière qui par sa fraicheur connaitra une incroyable notoriété. Avec un patron dont elle tombe amoureuse et qui ne sait rien de son addiction, un agent de recouvrement à ses trousses et l’accumulation de nombreux mensonges : notre accro du shopping va bien être amenée à réfléchir sur la vie qu’elle mène…

 

Adapté des livres de Sophie Kinsella, Confessions d’une accro du shopping transpose l’intrigue originelle au cœur de New York. Difficile de ne pas penser aux séries Sex and the city et Ugly Betty ou au film Le diable s’habille en Prada. Dans la lignée de ces productions, le long-métrage de P.J Hogan est un divertissement très girly, doté d’une bande originale « à la mode » (du moins pour les fashionistas qui ont des goûts limites car Lady Gaga et les Pussycat Dolls c’est quand même pas ce qui se fait de mieux aujourd’hui) et ayant pour vocation de faire rêver les dames (un bon budget costumes, un patron sexy et romantique en diable – Hugh Dancy, déjà aimé dans Shooting dogs, à suivre) tout en oubliant pas de servir une moralité assez attendue. On regrettera donc la fainéantise du projet, qui surfe sur la vague en se reposant sur des recettes certes efficaces mais franchement pas originales.

 

C’est un plaisir coupable, un divertissement qui fonctionne mais qui s’oublie facilement. Et si tout passe plutôt bien, c’est surtout grâce à Isla Fisher qu’on avait déjà pu admirer dans la (bonne) comédie romantique Un jour peut-être. Dans le rôle de Becky, elle en fait des tonnes et c’est souvent jouissif. Cette jeune australienne est aussi craquante que douée, avec un véritable génie comique. Sans aucun doute, LA raison d’aller voir ce film qui aurait gagné à être plus bitchy et moins convenu.

 

Sortie en salles le 20 mai 2009

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