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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Sherrybaby : rédemption sensible



Copyright : Zootrope Films

UN FILM DE LAURIE COLLYER

 

Sherry (Maggie Gyllenhaal) sort de prison. Accro à la drogue, elle avait été attrapée pour vol. A peine sortie de cabane, elle ne pense plus qu’à une chose : revoir sa petite fille. Cette dernière vit avec le frère de Sherry et sa femme. Ils se sont habitués à cet enfant, trop peut-être, et ont du mal à composer avec le retour de la mère indigne. Un retour semé d’embuches : pas facile de trouver du boulot, de se racheter une conduite, de ne pas retomber dans la dope. Prête à tout pour regagner l’amour de son enfant, Sherry a néanmoins des problèmes pour faire la paix avec elle-même, affronter ses vieux démons et accepter la vie telle qu’elle est. Portrait d’une femme fragile, douce ou monstrueuse.

 

Sherrybaby est une production typiquement indie et sociale. La réalisation est sobre et tend à construire avant tout un portrait de femme très sensible. Maggie Gyllenhaal porte complètement le film et trouve un magnifique terrain de jeu pour exposer ses talents d’actrice. Car Sherry est un personnage extrêmement fort, même s’il n’a rien d’original dans le paysage cinématographique. Une femme en quête de rédemption mais qui fait toujours les mauvais choix, qui est incapable de se contrôler mais qui rêve de s’occuper d’enfants et d’avoir la garde de sa petite fille. Un personnage féminin souvent pathétique, sur le fil, qui donne au film des instants vraiment poignants.



 

Qui est donc Sherry ? Une droguée à laquelle on devine un passé trouble (comme un père incestueux par exemple) , un rapport complexe aux hommes (dès qu’elle veut quelque chose, Sherry sait utiliser son corps). A la fois sombre, usée par la vie, vulgaire avec ses tenues et sa décoloration platine, Sherry est également naïve, regarde le monde avec les yeux d’une enfant apeurée. Elle veut passer du temps avec sa fille, elle veut faire un travail entourée de mômes. Comme un désir de se plonger dans une bulle, de fuir des réalités qui donnent la gueule de bois.

 

Un beau personnage réussit parfois à faire tenir tout un film. C’est le cas dans Sherrybaby, histoire d’une rédemption fragile et sensible. L’occasion d’une déclaration d’amour à Maggie Gyllenhaal, actrice qui n’a pas froid aux yeux.

 

Film sorti le 24 juin 2009

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V
Maggie se serait mis une patate, j'aurais aimé le film. Ah ces actrices hollywoodiennes... pas aussi impliquées que les péruviennes !
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V
Ah moi j'ai trouvé ça d'un cliché... Pas cliché dans l'histoire (quoique) mais plutôt dans la façon de mettre en scène, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça mille fois. Et puis de toute façon, je ne peux qu'être contre un film qui désexyise la poitrine de Maggie Gyllenhaal.
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V
<br /> Il y a un côté cliché ce n'est pas faux. Ce n'est pas un film original. Mais Maggie porte si bien le film, on y croit. Pour sa poitrine, je la trouve jolie quand même mais après son rôle c'est<br /> d'être plus une slut salie par la vie qu'une fille glamour...Toutes les femmes ne se mettent pas des patates là ou tu penses, retourne donc voir Fausta :p (je ne pouvais pas m'en empêcher désolé;)<br /> <br /> <br />