Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)
UN FILM DE DUNCAN JONES
Colter Stevens (Jake Gyllenhaal) se réveille dans un train à destination de Chicago. Il a en face de lui une charmante jeune femme (Michelle Monaghan) qu’il ne connaît pas mais qui elle semble le connaître. Bizarrement, elle l’appelle Sean…En allant dans les toilettes du train, Colter remarque dans le reflet du miroir qu’il n’est plus dans son corps d’origine. Il n’a même pas le temps de comprendre ce qui se passe qu’une bombe explose et emporte les vies de tous les passagers. Et soudain, Colter se réveille…dans un caisson au look militaire. Il participerait à une expérience…On refuse de lui donner les explications qu’il réclame mais il réalise que l’aventure à laquelle il participe malgré lui lui permet de retourner vers le passé. Un voyage dans le temps qui ne dure qu’à chaque fois 8 minutes. Sa mission : non pas empêcher l’attentat de se produire mais trouver le terroriste afin d’éviter une deuxième catastrophe. Colter arrivera-t-il à mener l’enquête dans les temps ? Mettra-t-il le doigt sur le projet mystérieux qui l’a conduit dans ce caisson ?
Entre thriller et science-fiction , Source Code tient la route en instaurant un suspense assez puissant. Suspense pourtant articulé autour de la répétition. Cela aurait pu être lassant de revivre constamment ces foutues 8 minutes précédant l’explosion d’un train mais Duncan Jones parvient à rendre cela aussi haletant que ludique. Progressivement, Colter Stevens trouve ses marques et progresse, cerne un peu mieux ceux qui l’entourent, éprouve même de la tendresse pour certains passagers. En toile de fond, notre monde post 11 septembre, l’instrumentalisation des soldats américains, le désir humain de contrôler son destin, l’envie de réajuster le passé.
Jake Gyllenhaal porte magnifiquement le film et prouve qu’en vieillissant son charme ne faiblit pas. C’est plutôt tout l’inverse : petite barbe, davantage de prestance, il fait un parfait héros qu’on aurait rêvé voir dans un bon Hitchcock. Côté réalisation, Duncan Jones s’en sort majoritairement avec les honneurs : c’est punchy et élégant même si les effets de retour vers le passé sont un peu surfaits.
Si le film ne raconte rien de bien nouveau et se finit un peu trop facilement, il remplit totalement son contrat en nous tenant en haleine et en déployant un charme (et parfois même une certaine grâce) qu’on n’attendait pas.
De l’action dans un produit hollywoodien pas si bête, ce n’est pas si fréquent que ça. Et avec le beau Jake à l’affiche, ne faisons pas la fine bouche !
Film sorti le 20 avril 2011
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