Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Gaumont Columbia Tristar Films
Stéphane vient vivre chez sa Maman qu'il a peu eu l'occasion de voir depuis la mort de son père. Il reprend place dans sa chambre de petit garçon où il avait jadis commencé à mettre en pratique son esprit créatif. Ce n'est pas un hasard si Gondry le place dans ce lit d'enfant. Stéphane n'a pas grandi et possède une candeur aussi délicieuse qu'handicapante. Handicapante, car le pauvre garçon a tendance à mélanger rêves et réalités. Gael Garcia Bernal est parfait pour ce rôle et apporte toute sa fraicheur et sa spontaneité. La Science des rêves est avant tout un film d'amour et par conséquent Stéphane est rapidement amené à rencontrer sa charmante voisine Stéphanie (Charlotte Gainsbourg, sensible et à croquer). Comme lui, la jeune femme est rêveuse et créative mais, plus mature, elle possède un sens des réalités plus poussé, surtout quand il s'agit de sentiments.Le nouveau Gondry est donc l'histoire de deux enfants qui ont du mal à s'aimer ouvertement à cause de quiproquos divers et variés.
L'histoire peut sembler banale mais ce serait sans compter sur le génie créatif du réalisateur. Avec des emballages de bonbons et du coton il créé une mer et des nuages et nous replonge dans un univers onirique et coloré. Être spectateur de ce long métrage c'est comme retomber à la période de l'enfance où à deux on jouait à s'inventer un monde, à s'évader de la réalité et à laisser son imagination rendre tout possible. Il ne reste plus qu'à s'envoler.
On pourra peut être reprocher à Gondry de prendre une histoire d'amour de base comme prétexte pour nous en mettre plein la vue visuellement mais le fait est qu'on assiste avec un plaisir incroyable à un cinéma magique, à un spectacle dôté d'un humour potache mais bien placé qui fait mouche et porté à l'écran par des acteurs tous délicieux.