Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : TFM Distribution
Le film commence et l'on découvre les trois personnages principaux. Un mec et deux filles. Ils sont en Australie pour s'éclater et on se croirait en plein teen movie avec des cuites autour de la piscine et des histoires sentimentales qui se dessinent. Puis ils vont à Wolf Creek. Le générique de début arrive assez tard, on est un peu surpris. Ceci pourrait être la seule marge prise que s'autoriserait Wolf Creek par rapport aux autres opus du genre . Mais cela ne s'arrête pas là pour le bonheur des spectateurs. Le réalisateur humanise ses personnages, se donne la peine de faire en sorte qu'on s'y attache et par conséquent lorsqu'un vieux chasseur pervers et psychopathe se retrouve en face d'eux, l'angoisse est très présente. Ce long métrage fait mouche par l'angoisse qu'il génère. Une angoisse constante bénéficiant d'un rythme rendant ce cache-cache macabre à la limite du supportable. Exit donc les effets de son pour faire sursauter, la pression vient essentiellement des situations projetées à l'écran. On espère plus fort que jamais que ces pauvres jeunes s'en tireront, on prend un plaisir jouissif à suivre leurs tentatives d'évasions respectives. Dans la salle ça crie , ça suffoque, ça ferme les yeux.
Avec un aspect parfois quasi-documentaire, des scènes contemplatives, de l'humour à gogo et du gore sur la fin , Wolf Creek arrive à captiver et se révèle être un excellent film à frisson. Méfiez-vous des gentils dépanneurs sur l'autoroute !