Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Mars Distribution
Lili est une fille comme les autres. Elle rentre de vacances et prépare son BTS dans une petite ville près de Paris. Sauf que son frère jumeau ,auquel elle est très attachée, a mystérieusement disparu. Ses parents lui expliquent qu'il est parti de la maison après une dispute avec le paternel et que depuis ils n'ont plus de nouvelles. Rien d'alarmant à la base. Mais très vite, Lili sent que le non-dit règne dans sa maison et commence à envisager le pire.
Dès les premières scènes, le spectateur découvre une Mélanie Laurent en très grande forme. Ce n'est pas compliqué : elle ne joue pas, elle est Lili. Cette jeune actrice en met plein la vue avec un jeu d'un grand naturel et plein de justesse. Cette justesse, elle va la garder tout le long du film, entourée par des comédiens tous très bons.
Au doute , s'ajoute le manque. Un manque si terrible que Lili tombe dans l'anorexie. Enfermée dans un hôpital glauque digne d'une prison, elle se laisse doucement mourrir. Puis une lettre de son frère jumeau disparu arrive. Lili se remet de son anorexie et décide de vivre pour retrouver celui qui compte tant pour elle. On va ainsi suivre son périple pour retrouver sa trace et aussi découvrir la vérité que ses parents semblent lui cacher. En parallèle, elle se rapproche du gentil et cocasse Thomas interprété par un Julien Boisselier une fois de plus fantastique.
Comme on a déjà pu le lire partout, la fin se révèle surprenante. Je vais bien, ne t'en fais pas montre que le cinéma français a encore de beaux jours devant lui. Un très bon rythme, de l'humour mêlé à une réalité parfois très dure, beaucoup d'ironie ( "Je suis en sup de Caisse" ), des dialogues cinglants, une musique idéalement choisie, des émotions fortes et beaucoup de pudeur. Ce long métrage est en quelque sorte un hymne à la vie et à l'amour, une fiction où l'on se retrouve et de laquelle on ne sort pas indemne. C'est définitivement la révélation de Mélanie Laurent, sublime dans tous les plans et servie par une agréable mise en scène et photographie. Pour résumer la chose : Je vais bien, ne t'en fais pas est un excellent drame français qui marque pour longtemps.