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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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21 grammes : existences pathéthiques




Crédit Photo : ARP Selection

Pour son deuxième long métrage, Inarritu part pour les Etats-Unis. Changement de décor donc, mais des personnages toujours aussi tourmentés sinon plus. On croise ici les destins tristounets de trois personnages.Il y a Paul (Sean Penn), prêt à mourrir et en attente d'une transplantation cardiaque. Il y a aussi Christina (Naomi Watts) ex-junkie qui va devoir faire face à la mort de ceux qu'elle aime. Il y a enfin Jack (Benicio del Toro) un homme qui a le chic pour toujours faire ce qu'il ne faut pas faire et se retrouver ainsi à la case prison. Pour incarner ces âmes blessés, le réalisateur s'est entouré de très bons acteurs qui livrent des performances tout à fait remarquables.

La construction du film est très intéressante et joue avec l'instinct du spectateur. En mélangeant des histoires liées les unes aux autres mais en mélangeant aussi le passé et le présent, il s'amuse à nous montrer que l'on peut se tromper en ne jugeant qu'à partir des apparences. Son deuxième film explore aussi le thème de la foi. Les personnages se retrouvent dans un vide total et la sensation de ne rien avoir. Ils vont donc être en quête de quelque chose en quoi il puisse croire. Cela pourra être la religion aussi bien que l'amour.

Avec 21 grammes, Inarritu continue de surprendre le spectateur mais plombe surtout la fin de son oeuvre avec son explication longuette de la signification de "21 grammes". Son film s'achève alors avec un vilain goût de pathos.

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T
je trouve que c'est un magnifique film moi ce qui m'a gené, c'est la narration, le montage...
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