Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Fox
Max est un requin de la finance qui ne pense qu'à gagner toujours plus de fric en boursicotant. Un jour, il apprend le décès de son oncle à Marseille, où il avait passé la majorité de son enfance. Ayant hérité de la maison, il va devoir retourner en Provence pour régler la paperasse et vendre l'objet de son héritage au plus vite. Adieu stress de la vie et préoccupations superficielles, Max va redécouvrir progressivement les joies simples de la vie et de la campagne en se remémorant des instants forts de son enfance.
Notre ami alcoolique Russell Crowe n'a pas dû hésiter longtemps à signer pour ce film lui garantissant un open bar de Pastis au soleil pendant quelques semaines. Plus sérieusement, l'ami Russel campe ici une véritable tête à claque qui se prend pour le roi du monde en planifiant des coups bas lui permettant d'encaisser un maximum de pognon. Ses mimiques de mâle supérieur et particulièrement obsédé par la chose (le nombre de plans pervers est impressionnant) le rendent rapidement antipathique. Et il n'est pas prêt de changer quand on voit le début du film où toute la beauté de la Provence ne semble pas vraiment le toucher. Une grande année est au départ un film relativement nerveux. Les plans s'enchainent à une vitesse perturbante, les travelings vont dans tous les sens alors que le propos ne s'y prête pas vraiment. On a très peur face au sujet ultra cliché du citadin et de son portable qui se retrouve à la campagne et découvre une nouvelle vie tellement plus riche humainement parlant. C'est du vu et du revu. Mais contrairement à ce que l'on aurait pu croire, à en juger par les critiques parisiennes, Une grande année est un joli petit film qui a son charme. Rapidement, les décors apaisants et magiques de la Provence enchantent et cette petite musique omniprésente (bien que souvent clichée elle aussi) nous plonge dans un univers de petits trésors et de souvenirs tendres.
Si les flashbacks sont un peu trop nombreux et que le personnage campé par Didier Bourdon est assez naze , le film séduit par son jeu sur les différences culturelles suscitant diverses attaques et par le charme de l'histoire entre Max (Crowe) et Fanny (Marion Cotillard très en beauté). Au final, Une grande année est un film qui témoigne d'une grande simplicité et d'une certaine poésie du quotidien marseillais. Ce n'est pas un excellent film ,c'est sûr, mais c'est un moment de cinéma qui reste très agréable.