Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Buena Vista International
Hollywood est la cible de plus en plus de cinéastes depuis quelques temps. Après Brian de Palma et son Dahlia Noir , c'est Allen Coulter qui se colle au sujet avec son lot de révélations du genre "Non mais Hollywood c'est un milieu de requins, de vipères, de mafieux". Coulter n'est pas très connu du grand public puisqu'il n'a réalisé que des épisodes de séries télé (mais pas des moindres puisque celles-ci ne sont autres que Sex and the City ou encore les Soprano). Mais de quoi ça parle en fait Hollywoodland ? Hollywoodland c'est l'histoire triste de Georges Reeves (qui a vraiment existé) et qui a été retrouvé mort à cause d'une balle tirée en pleine tête. Suicide ou assassinat ? La question a trotté dans les esprits pendant longtemps. Le cinéaste décide de se pencher sur la question en suivant les aventures d'un détective privé qui va progressivement être obsédé par l'affaire. Le détective privé c'est Adrien Brody. Il se la joue à mort, prend des grandes poses clichées à certains moments mais force est de constater que dans l'ensemble du film il est surtout diablement magnétique. Cet acteur a vraiment un charisme particulier et fait planer dans tous ses rôles un certain érotisme rien qu'en plissant les yeux. Et les filles (ou les garçons d'ailleurs) ne peuvent résister à son timbre de voix particulier. Bref...Adrien Brody aide à nous plonger dans cette affaire où un brave type (Georges Reeves alias Ben Affleck) rêve de devenir un super acteur mais doit se contenter de jouer les Superman à la télévision.
Hollywoodland est réussi quand il évoque la frustration d'un acteur enfermé dans un rôle, quand il montre les traditionelles pestes et femmes amoureuses compulsives de Hollywood, quand il manie le pathétique avec brio et s'amuse à remontrer sous différentes formes la même scène. Malheureusement, le film souffre d'un problème de rythme et d'une direction vers la fin un brin trop lisse. Lorsque l'on découvre le dénouement, on est un peu sur notre faim et on crie rapidement au pétard mouillé. Tout ça pour ça ? En ne creusant pas dans le bon sens son propos, le réalisateur ne parvient donc qu'à livrer un divertissement agréable à la photographie ultra léchée.Pour ce qui est de Ben Affleck, il joue bien mais pas de quoi en faire des montagnes. Ce n'est déjà pas si mal...