Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Fox
Ah que le temps passe, les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. Trente ans plus tard, Rocky n'est plus ce jeune boxeur vif qui a la gagne. Non, aujourd'hui, Rocky a plus de 60 ans et est déprimé car sa Adrieeeeennne est morte. Pour la peine, il est devenu patron d'un restaurant logiquement prénommé le "Adrian's restaurant". C'est pour lui l'occasion de raconter non sans plaisir ses anciens exploits de boxeur à ses clients. Rocky fait peine à voir et c'est ce que voulait montrer Stallone.
Passé derrière la caméra, l'ancien roi de la castagne veut nous livrer un film à hauteur d'homme, sensible et nostalgique. Cela ne fonctionne pas trop mal car en effet il joue plutôt bien et le parralèle avec sa propre vie peut troubler. Mais on ne peut s'empêcher de se poser la question suivante : si ce n'était pas Rocky le personnage principal , est-ce que ce film mériterait notre intérêt ? A l'évidence, la réponse est non. Les nostalgiques seront submergés par l'émotion mais les spectateurs ayant plus de distance auront vite fait d'être plombés par une accumulation de phrases et de scènes plus clichées les unes que les autres. Car grâce à Rocky Balboa, on apprend entre autres que "Quand on vit trop longtemps dans une maison, on devient cette maison", on s'interroge avec philosophie sur "Pourquoi faudrait donner quelque chose pour recevoir quelque chose ?", on se dit que "les battants se battent" et tout ça pour "Prouver que la dernière chose qui vit, c'est le coeur". Waouw ! Tout ça pour une place à 10 euros, trop génial !
Avec des seconds rôles inexistants, creux, des scènes qui frôlent le ridicule (Sylvester en train de s'entrainer avec son chien malade recueilli dans un chenil) et une mise en scène tout ce qu'il y a de plus classique, Rocky Balboa ne parviendra pas à toucher les plus cyniques.