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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Alpha Dog : Justin Timberlake en bad boy au cinéma


Crédit Photo : Metropolitan FilmExport


Dans une banlieue en apparence tranquille, de jeunes glandeurs passent leur temps à picoler devant des clips RNB  en se traitant mutuellement de "tarlouzes". Vie vide de sens mais aussi pleine d'insouciance. Pour ne rien gacher, ils dealent et prennent de la drogue. Johnny (Emile Hirsch),le caïd du groupe, a justement quelques soucis avec un de ses clients , Jake (Ben Foster), qui lui doit de l'argent. Afin de s'assurer que celui-ci lui rendra son bien, il décide de kidnapper son petit frère, l'innocent Zack(Anton Yelchin, prometteur).


On aurait pu s'attendre à un film dramatique et rythmé. Surprise : Nick Cassavetes prend son temps et dépeint avec beaucoup de tendresse et de drolerie le quotidien de ces machos notoires. Il ne fait pas bon être une femme ici en effet. Dans Alpha Dog , les filles ne sont que des objets uniquement destinés à satisfaire des besoins primaires. Passé ce détail, de taille pour les plus féministes, on prend beaucoup de plaisir à suivre l'initiation du petit Zack pris sous l'aile de Frankie (Justin Timberlake en bad boy sympa). Car s'il est officiellement kidnappé, le jeune garçon est particulièrement heureux de l'être et d'échapper à sa mère très sévère. Il va découvrir les parties de consoles de jeux endiablées, les fêtes alcoolisées et les parties à plusieurs torrides. Sorte de film de Larry Clark lumineux et coloré, les deux premiers tiers du nouveau long de Cassavetes offrent un divertissement tout à fait appréciable. Sans trop comprendre pourquoi, on voit un nombre de "témoins" de plus en plus conséquent défiler à l'écran. On aura la réponse lors du derniers tiers de pellicules et malheureusement ce ne sera pas pour notre plus grand bonheur.

S'il est à l'aise pour rendre attachants ses personnages, le réalisateur ne parvient pas à instaurer la tension et le virage dramatique qu'il voudrait. L'incident tragique qui va se produire risque fort de ne toucher personne et la fin ultra pathos avec une Sharon Stone grossie en fera rire plus d'un. On a envie de dire "dommage". Dommage puisqu' il y a un casting aux petits oignons bien exploité, Justin Timberlake en tête. Après le navet Edison, l'idole tatoué des adolescentes surprend en se fondant totalement dans son rôle et en devenant le personnage le plus attachant. Et si on l'avait sous-estimé le Justin ? La réponse viendra de ses prochains films. Pour celui-ci on retiendra un honnête divertissement , tantôt sympathique, tantôt bancal.

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