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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Golden Door : rêve américain et désillusion


Crédit Photo : Memento Films


Au début du XXème siècle, une sicilienne pousse sa famille à la suivre dans le but de vivre en Amérique. Il parait que là bas, c'est un nouveau monde. Un monde où tout est possible et où carottes et oignons ont une taille démesurée. Le rêve américain dans toute sa splendeur est exposé à multiples reprises dans Golden Door , avec une naiveté touchante mais qui fait froid dans le dos quand on a entendu parler de Ellis Island.
La première partie du film se déroule donc en Sicile où l'on suit une famille au milieu de ses terres désertes, sauvages. La nature, les caillous : c'est beau. Oui c'est tellement beau que Crialese passe son temps à les filmer en oubliant les dialogues. Pur plaisir contemplatif. Pur ennui possible aussi (même si on comprend bien son désir d'appuyer le fait que ces hommes étaient libres et sauvages avant d'embarquer dans le maudit bateau). Pour ma part j'ai eu un mal de chien à apprécier cette première partie assez molle. Viens ensuite le départ (enfin!) pour les Etats-Unis. On suit l'épopée de cette famille un peu paumée dans le bateau amenant au nouveau monde. Conditions de vie précaires, petits liens qui se créent, rêves à répétition... Charlotte Gainsbourg débarque, jouant le rôle d'une anglaise intrigante. Que cache cette femme, pourquoi est-elle au milieu de ces italiens sauvages alors qu'elle brille par ses bonnes manières ? La réponse ne viendra jamais. On est tout de même content de voir l'actrice à l'écran, elle amène un peu de souffle et vu qu'elle passionne ces messieurs on a enfin droit à des dialogues un peu plus creusés. Creusé le film ne l'est pas trop : on a l'impression que le réalisateur se réfugie dans de longs plans pour faire oublier un traitement du sujet des plus banal.


Golden Door
n'apporte ,en effet, rien de bien nouveau sur le thème du rêve américain , de la migration vers une terre inconnue poussant à lâcher son mode de vie, voire ce que l'on est. La deuxième partie , plus rythmée, nous sauve de l'ennui et permet au film de ne pas rester une simple carte postale d'une époque difficile. Les acteurs sont bons, la photographie jolie, l'idée très bonne : parfois un film c'est comme l'amour, tout peut être là mais si l'étincelle n'y est pas , c'est foutu. C'est le cas pour Golden door, je n'ai pas franchi la porte, je suis resté bloqué à l'entrée.

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