Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Publicité

Le prix à payer : pas de cul, pas de fric !


Crédit Photo : Wild Bunch


Nathalie Baye en robe noire sexy débarque dans une pièce avec un air de catain blasée et balance : "Allez viens par là, j'ai besoin de fric". Voilà une des scènes vues dans les nombreuses bandes annonces du Prix à payer. Alexandra Leclère n'a pas froid aux yeux, se dit-on. Pourtant, une fois qu'on est dans la salle, le film apparait comme beaucoup moins drôle que ce que l'on pouvait attendre. C'est toujours désagréable de réaliser que les seuls passages drôles d'un film étaient contenus dans la bande annonce. Ici c'est malheureusement le cas.


Car Le prix à payer se veut avant tout un drame (si,si). Si certaines situations commencent en nous faisant sourire , elles sont en général concues pour virer au drame quelques secondes plus tard. Ce film parvient à décrocher le titre de l'oeuvre la plus mesquine que l'on ait pu voir depuis longtemps. La réalisatrice pousse ses acteurs à se balancer des horreurs terribles et multiplie les situations sadiques. L'histoire paraissait plutôt simple et lègère. Celle d'un PDG ultra friqué (Christian Clavier) , frustré à l'extrême qui n'en peut plus de faire chambre à part avec sa femme (Nathalie Baye). Une femme qui préfère passer son temps à dépenser des centaines d'euros par jour dans les boutiques de l'Avenue Montaigne plutôt que de lui donner de la tendresse. Sur les conseils de son chauffeur (Gérard Lanvin), lui-même en situation de crise conjuguale puisque sa compagne ne couche plus et préfère se conscarer à l'écriture de son premier livre, notre PDG va balancer un ultimatum à la femme de sa vie : "Pas de cul, pas de fric". Carte Gold confisquée, vêtements mis à la poubelle, humiliation lors d'un diner corsé, insultes de plus en plus vulgaires...Les acteurs s'en mettent plein la gueule pendant une heure trente. Car quand la bête de l'homme n'est plus comblée, c'est l'homme lui même qui devient une bête sauvage.


Leclère
essaie d'instaurer un côté réaliste mais celui-ci provoque plutôt l'ennui. Et la violence des échanges des deux couples finissent par mettre mal à l'aise. Pourquoi ? Car ils semblent complètement gratuits. On ressent surtout cela pour le couple formé par Lanvin et Pailhas. Ils n'ont pas d'argent et leur situation ne semble pas si catastrophique sentimentalement parlant. Pourtant, le personnage de Richard va s'acharner sur sa pauvre femme comme un barbare. Sur la fin, le spectateur est fatigué , lessivé, devant tant de méchanceté et de gros mots. Peut être que si elle avait plus axé son film sur ses personnages que sur des situations vengeresses et désespérées, la réalisatrice aurait livré un film réussi. Mais si l'on est bien forcé d'admettrre qu'on rit un peu et que certains conflits rendent bien à l'écran, que les acteurs jouent bien et que ce n'est pas trop mal réalisé, Le prix à payer demeure un énorme ratage. Inconsistant, souvent ennuyeux, on a la très désagréable de perdre son temps...et son argent.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article