Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Publicité

La tête de maman : pour un sourire


Crédit Photo : UGC


C'est l'histoire de Lulu (Chloé Coulloud), une jeune fille garçon manqué qui n'en peut plus de voir sa mère (Karin Viard) déprimer sur son banc. En effet, toute la journée, la maman de la famille joue la grande malade et fait la tête. Un jour, Chloé tombe par hasard sur une photo de sa mère lorsqu'elle était jeune : grand sourire, seins nus, l'air heureuse. Surprise et intriguée, la jeune fille va mener son enquête et découvrir qu' avant son mariage, sa maman avait vécu une passion avec un certain Jack (Kad Mérad). Persuadée que celui-ci est capable de lui redonner le sourire, Lulu va provoquer leurs retrouvailles.


Avec cette voix off d'une fille que la réalisatrice veut dans l'air du temps, La tête de maman peut faire peur au début. A coup de "grave" et de "ma mère elle kiffe sa merde" , l'ado pseudo rebelle en pleine crise peut rebuter. On a aussi peur de tourner sur le traditionnel genre de film français style téléfilm gavé de bons sentiments. Heureusement, très vite, Carine Tardieu trouve le ton juste et parvient à installer ses personnages et à laisser le spectateur rentrer dans leur univers. Avec discrétion, on nous amène vers un virage dramatique très efficace. La tête de Maman est ainsi avant tout un film de non dits : Lulu intériorise ses souffrances de fille complexée, refoule son amour pour sa mère,prèfère se battre plutôt que d'accepter les avances du garçon qui lui plait. La mère se prive elle aussi de tout bonheur, ne communique plus avec son mari (Pascal Elbé), un mari qui en prend plein la figure pendant tout le film sans jamais broncher. Une des scènes les plus fortes est sans conteste la rencontre entre le personnage de Kad et de Pascal Elbé. L'amour présent et l'amour passé se croisent , le duel n'a pas lieu, la justesse éclate à l'écran. C'est peu dire que Tardieu à réuni un casting de premier choix. Karin Viard , qu'on a rarement connue mauvaise au cinéma, passe de la dépression au bonheur total, Merad mêle humour et tendresse, Pascal Elbé intériorise ses tourments à merveille.


Le cocktail humour-drame fonctionne et la réalisatrice filme avec justesse les paradoxes de l'adolescence. Lulu et sa mère sont pareilles, toujours en retenue, perdues entre rêves improbables et réalité.Lulu voit ainsi Jane Birkin , son idole, pour se lâcher et parler de ses tracas, Birkin comme un Jiminy Cricket : voilà qui est bien pensé. Parfois le film s'envole, nous emmène vers des moments de bonheur total (le duo Viard/Merad en est en grande partie responsable). Mais , malheureusement, parfois il y a aussi du mauvais goût dans l'air. A l'image d'une scène finale complètement kitsch, pseudo onirique, très maladroite. On oubliera volontiers cette image de Karin Viard cheveux aux vents au milieu de draps blancs pour saluer une première oeuvre prometteuse.



Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article