Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Les films du Losange
Antoine (Nicolas Cazalé) vit de boulot en boulot à Paris. Il n'a pas de vocation, s'ennuie un peu partout. Sa voisine de palier, la pétillante Claire (Clothilde Hesme), essaie de passer tardivement son Bac par correspondance et rêve d'études supérieures. Mais pour cela, elle aura besoin d'argent. Un jour, le père d'Antoine se retrouve à l'hôpital, laissant son épicerie ambulante sans vendeur. Antoine accepte de prendre le relais le temps d'un été à condition que sa mère lui prête de l'argent. Argent qui se retrouvera offert à Claire. Il fait beau, il fait chaud : Antoine part avec Claire dans un village du Sud de la France pour se balader avec sa nouvelle épicerie ambulante. De village en village, en pleine campagne, il se déplace et tente tant bien que mal de vendre sa marchandise à des personnes agées pas forcément accueillantes. D'abord démotivé, Antoine va prendre goût à cette nouvelle vie et ces habitants attachants...
Sobrement réalisé, Le fils de l'épicier trouve son intérêt dans le jeu de Nicolas Cazalé. L'acteur y est tout simplement irrésistible et on regrette de ne pas le voir dans des productions plus ambitieuses que celle-ci. Rien ne sert de jeter la pierre au film de Guirado : il s'agit d'un long-métrage attachant et simple à l'image de ses personnages. Mais l'ensemble est un peu trop "gentil". Prototype même du film bourré de bonnes intentions et dont l'intrigue est prévisible de bout en bout, ce Fils de l'épicier peine pour l'occasion à susciter de vives émotions. Comme dans une épicerie, on y trouve de tout. Un peu de romantisme, un peu de critique sociale, un peu d'humanisme, un peu de drame familial...Mais jamais quelque chose ne marque ou accroche. Si on passe un agréable moment, rien n'est là pour que le film persiste dans nos mémoires. A conseiller aux urbains en manque d'air frais bien campagnard.