Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Crédit Photo : Paramount Pictures France
Le film débute avec une partie de pêche entre père et fils. Au loin, les montagnes...On dirait une mauvaise publicité. Kale (Shia LaBeouf) et son Papa discutent, ils s'entendent bien. Mais cette belle relation va rapidement s'achever, un accident de voiture ôtant la vie au Super Daddy. Kale se retrouve seul avec sa mère et n'a plus foi en la vie. En cours, il s'endort. Et lorsqu'un professeur le taquine un peu trop, il n'hésite pas à en venir aux mains. Résultat : notre adolescent en colère se retrouve condamné à rester enfermer chez lui tout l'été. La police a l'oeil sur lui et on lui a attaché à la jambe un système de surveillance super High tech. C'est parti donc pour un été de glande. Au départ, c'est un peu la joie : consoles de jeux , junk food et télé toute la journée. Mais lorsque Maman décide d'interdir tout ça, Kale commence à s'ennuyer cruellement. Alors il se met à épier ses voisins. Chaque maison a ses secrets. Qui est cette mystérieuse et sexy nouvelle voisine ? Le voisin d'en face serait-il un psychopathe ? Le temps d'un été, le voyeur Kale va connaitre des sensations fortes.
Souvenez-vous il y a quelques années après Scream. Des tas de thrillers teenagers envahissaient les écrans : Urban Legend, Souviens-toi l'été dernier, The Faculty, Mortelle Saint Valentin...La qualité n'était pas toujours de mise mais c'était un joli prétexte pour aller au cinéma entre potes et passer un moment décérébré tout en étant diverti. Paranoïak fait partie de ce genre de films. Pas très fouillé, souvent cliché et maladroit, mais se suivant avec un certain plaisir coupable. Le personnage de Kale est le prototype même de l'adolescent américain de base qui ne pense qu'à glander et mater la bombe sexuelle du coin avec son meilleur ami. Il y a une certaine naïveté dans ce long-métrage, aussi une certaine "beauferie" assumée. Mais c'est plutôt charmant. Et puis il y a Shia LaBeouf qui se révèle très à l'aise en petit Action Man. Il faut le voir débiter ses répliques avec énergie et assurance : les adolescentes vont craquer à coup sur. Pur produit de consommation certifié Made in USA, Paranoïak ne semble guère avoir trop d'ambition et s'appuie sur des effets très connus (le méchant monsieur qui fait peur, le son qui fait sursauter). Un long-métrage prévisible et qui ne restera pas dans les annales mais qui a le mérite de ne pas manquer de rythme et de pouvoir compter sur un jeune acteur très enthousiaste.