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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Desperate Housewives, saison 3 : plaisir coupable




Desperate Housewives
a suscité un véritable phénomène lors de son arrivée sur ABC en 2004. Depuis, la série s'est vendue dans le monde entier et est déjà devenue culte pour bon nombre de télespectateurs. Mais si pour sa première saison, la fiction de Marc Cherry a pulvérisé les audiences, la suite n'a pas été aussi réjouissante. C'est bien le problème actuel des séries aux Etats-Unis : chaque année on voit des dizaines de nouveaux pilotes déferler. Le télespectateur est constamment sollicité et n'est pas facile à accrocher d'une saison à l'autre. Après une saison 2 décevante en termes d'audiences , le troisième volet des aventures des femmes au foyer désespérées n'a pas vraiment permis de remonter la pente. Qu'en est-il de la qualité du programme ?

Desperate Housewives pouvait compter pour sa première saison sur un concept original et le mystère de la mort de Mary Alice. Après une saison 2 riche en rebondissements, la troisième saison décide de passer à la vitesse supérieure. Les rebondissements se multiplient à chaque épisode, devenant de plus en plus improbables. Si ces femmes avaient existé dans la réalité, leur vie aurait été un véritable calvaire tant les évènements se précipitent dans leur quotidien pour tout chambouler, constamment. Cela pourrait être grotesque, mais en fait on est bien forcés d'avouer que l'on trouve ça terriblement jouissif. Assumant son côté soap de façon tout à fait décomplexée, la série n'hésite pas de temps en temps à sombrer dans la folie pure. Le divertissement est là, porté par des Drama Queen de charme. Au final, les scénaristes réussissent l'exploit de nous donner envie de suivre leur show à la fin de chaque épisode et de rester profondément attachés à leurs héroines tourmentées. Drôle, piquant, pervers, sado : une saison 3 qui a tout du guilty pleasure.

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