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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Choke : portrait d'un sex addict en quête de repères


Crédit Photo : Fox


Victor Mancini (Sam Rockwell) travaille dans un parc médiéval et doit composer avec une vie faite de nombreux problèmes. Déjà il est obsédé sexuel. Il suit une thérapie mais se retrouve dans les couloirs à forniquer avec d’autres drogués de la chair. Autre soucis et de taille : sa mère (Anjelica Huston) est à l’hôpital et ses jours semblent être comptés. Victor se souvient alors de passages de son enfance, une période difficile et pleine de mystères. En effet, notre ami ne connaît pas vraiment ses origines et espère soutirer quelques informations à sa mère sur son lit de mort. Mais cette dernière perd de plus en plus la tête et peine même à reconnaître son fils. Au milieu de ce chaos existentiel, Victor fait la rencontre d’une infirmière jeune et sage en apparence (Kelly MacDonald). Une romance est-elle possible entre ces deux êtres opposés ?

 

Adaptation d’un roman de Chuck Palahniuk (ce dernier avait déjà vu Fight Club adapté sur les écrans), Choke ,d’après les connaisseurs, semble bien plus lisse que son modèle original. Sam Rockwell prête à merveille ses traits au personnage de Victor, un homme cool et assez barré. Tout dans ce film (de la réalisation à l’écriture) fait penser à une série télé. On pense notamment à Californication et son Hank Moody, très proche du personnage principal de ce long-métrage. Si esthétiquement il y a un manque d’ambition flagrant, l’écriture révèle son lot de dialogues bien foutus et de seconds rôles attachants. Quête identitaire d’un homme-enfant qui dans le fond ne demande qu’une certaine reconnaissance et affection, Choke dévoile aussi une relation mère-fils souvent touchante. Anjelica Huston est parfaite dans le rôle d’une mère fêlée et borderline (même si les flashbacks avec perruque noire et maquillage pour la rajeunir font toc).

 

Au final nous sommes donc là devant un divertissement attachant, doucement transgressif mais sans jamais franchir la barrière. Un petit film indépendant bien pensé mais qui s’oublie malheureusement assez vite de par la paresse de sa mise en scène. A tenter si le sujet éveille votre curiosité.

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