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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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The Club : désir de vengeance dans les 80's


Crédit Photo : Pretty Pictures


Scénariste de la série Malcolm, Neil Thompson fait ses débuts au cinéma avec The club. Ce film générationnel, vendu comme un pendant de Trainspotting, nous plonge au cœur des années 80. Nous suivons le quotidien glauque de Danny, un loser divorcé qui peine à être un modèle pour ses deux petites filles. Et les choses ne s’arrangent pas lorsqu’il se fait tabasser et humilier devant ses deux progénitures par un pilier de bar appartenant à un groupe de mafieux. Lassé de regarder sa vie s’effondrer, Danny va apprendre la boxe et s’intégrer dans la bande de Louis, un videur de discothèque. Boxe le jour, boite la nuit : Louis et ses potes vont offrir à Danny le sentiment d’appartenance à un groupe. Mais au sein de ce dernier, les aspirations divergent et l’argent pourra facilement faire tourner la tête de certains. Histoire d’une bande de mecs sympas et attachants pendant une période donnée (en l’occurrence les années 80 avec toute la bande originale qui va avec), The club est un divertissement efficace qui fait souvent mouche que ce soit du côté du suspense ou de l’émotion.

 

Danny est un homme faible et attachant, rejeté par sa femme et qui ne trouvera le moyen de s’épanouir qu’auprès de ses nouveaux amis. Mais les raisons qui poussent Danny à se mettre à la boxe sont sans doute mauvaises. Obsédé par l’homme qui l’a humilié devant ses filles et qui continue de le menacer gratuitement, notre ami espère bien pouvoir se venger un jour. La figure de cet homme violent qui hante le héros du film est très bien amenée et rien que l’apparition du bonhomme suffit à nous donner la chair de poule. Comme s’il était le mal à lui tout seul. Autant dire qu’on attend qu’une chose : que Danny lui casse la gueule. Neil Thompson parvient à mêler film générationnel, brillant récit du quotidien et affaire de mafia qui tourne mal. A la fois pêchu et intimiste, The club est enfin la quête identitaire d’un mec qui demande juste à reprendre sa vie en main. Loin d’être exempt de défauts (on regrettera notamment un twist un peu vain et des effets de style éculés), ce premier film séduit par son casting et ses personnages masculins bien croqués. Un film qui mettra les spectateurs K.O ?

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