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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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X Men, la trilogie + Wolverine : massacre cinématographique ?


Copyright : Fox


Je ne lis pas de comics mais j’aime plutôt les films de super héros. En particulier les Batman (qui même lorsqu’ils sont ratés comme Batman et Robin, le « Batman gay », s’avèrent jouissifs) et Spider Man (ambiance teenager oblige). Et je l’avoue : je ne m’étais jamais plongé dans la saga X Men. Une réputation cinématographique peu flatteuse m’avait dissuadé, les fans criant au massacre. A l’occasion du festival Jules Verne, une rétrospective X men avait lieu, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai entrainé avec moi une amie pour une nuit dédiée à la trilogie (elle en est encore traumatisée).

 

Le premier volet, sobrement intitulé X Men et réalisé par Bryan Singer, tient plutôt bien la route. C’est divertissant, pas trop mal filmé, il y a une certaine ambiance. Les personnages sont plus ou moins bien posés bien que forcément ils manquent d’épaisseur face à leurs cousins Batman, Spider Man ou Iron Man qui disposaient de films entièrement dédiés à leur seule personne. Ici il faut faire avec Wolverine, Malicia, Cyclope, Tornade, le Professeur X, Magneto…X Men premier du nom s’articule autour d’un conflit entre mutants. D’un côté la bande de Charles Xavier, des mutants qui ne demandent qu’à s’intégrer à la société malgré leurs différences, de l’autre le clan de Magneto, des rebelles qui veulent se venger de ceux qui les ont humiliés ou ne peuvent les comprendre. Bryan Singer étant gay, il fait de ce blockbuster une réflexion sur la différence. La métaphore est bien amenée et bien pensée et permet d’effacer quelques kitscheries dont on se serait bien passés.



 

Les choses se corsent avec la suite, X Men 2. Pourtant toujours réalisé par Bryan Singer, le film ennuie souvent. La trame de ce nouvel opus se base sur le Général Stryker qui souhaite anéantir les mutants alors que son propre fils en est un. L’occasion d’une alliance entre les clans mutants ennemis. Les scènes d’action se multiplient pour masquer un scénario faiblard, nombreux sont les personnages qui ne servent à rien. Mention spéciale à cette pauvre Halle Berry qui ressemble plus à la femme invisible qu’à Tornade. De son côté, Hugh Jackman, plus à l’aise, en fait souvent trop. Et ce n’est pas le pseudo triangle amoureux Jean/Wolverine/Scott qui parvient à nous sortir de l’ennui. Bryan Singer semble réaliser de façon très scolaire son cahier des charges (un peu d’émotion, toujours la même réflexion sur la différence, de l’action surtout). Déception.



 

Pour le dernier volet de la trilogie, intitulé X-Men l’affrontement final, Bryan Singer quitte le navire et est remplacé par Brett Ratner (réalisateur de Rush Hour : aïe !). Le synopsis est pourtant intéressant : un antidote est trouvé pour « guérir » les mutants et les rendre « normaux ». De quoi alimenter la métaphore sur la différence. Malheureusement, les clichés s’enchainent, le casting en fait des tonnes et l’action prend définitivement le pas sur l’histoire. Les violons sont sortis à la première occasion, agrémentés de dialogues d’un ridicule embarrassant et de scènes kitschs assez impressionnantes de nullité. D’un divertissement mou pour décérébrés on passe à quelque chose de franchement agaçant : la trilogie s’achève de bien triste façon.



 

Mais même si X Men est la trilogie qui décline constamment, elle est parvenue à rester plus ou moins rentable. Et il n’en fallait pas plus pour que les producteurs se décident à lui donner un prequel consacré à Wolverine. Hugh Jackman, qui a accédé à une notoriété internationale grâce à son rôle d’homme poilu, sauvage et aux griffes menaçantes rempile ainsi avec grand plaisir, à tel point qu’il a participé à la production. Et c’est là qu’un terrible constat s’impose : après Manipulation (où il était déjà acteur et producteur), Hugh Jackman confirme ses goûts douteux. Wolverine réussit l’exploit de faire pire que les volets précédents. Le troisième chapitre de X Men parait potable à côté, c’est dire. Tout ici n’est que cliché. Ce pauvre Hugh se ridiculise totalement à coups de hurlements, de cascades outrancières et de phrases pseudo-romantiques nauséabondes. Avec son débardeur crasseux, plongé au milieu de décors de cartes postales, il apparaît tel un has been avec une case en moins égaré dans le désert. Un grand moment de solitude. Si on rigole au départ, on finit juste consternés quand arrive (enfin!) le générique de fin. A coup de scènes dramatiques plombées par des « Noooooooon » ahurissants, de scènes d’actions inutiles et d’un scénario qui tient sur une page : Wolverine est un blockbuster tout simplement bête.

 

Vous l’aurez compris, pour ce qui est de la saga X Men au cinéma, je passe mon tour…

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S
Je n'ai pas vu le volet spécial Wolverine, mais les 3 précédents sont pas mal.<br /> Mais faut peut-être pas les regarder tous les 3 à la suite.
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