Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Dans la petite ville d’Harmony, un accident a couté la vie de plusieurs miniers. L’un d’entre eux a survécu et il se venge le jour de la Saint Valentin en assassinant 22 personnes à coups de hache. Une bande d’adolescents parvient à lui échapper : Tom (Jensen Ackles) et sa petite amie ainsi que leur ami Axel (Kerr Smith). Le tueur est finalement abattu par la Police et le calme regagne la ville. Mais dix ans plus tard, une nouvelle vague de meurtre a lieu alors que Tom refait surface. Mis à part les atroces crimes, tout a changé autour de lui : l’élue de son cœur est désormais mariée à Axel, devenu le chef de la police locale. Alors qu’un triangle amoureux tendu se met en place, la vie de chacun est plus que jamais en péril. Le tueur est-il de retour ? A-t-il finalement survécu aux tirs de la Police ?
Remake du Meutres à la Saint Valentin de George Mihalka, le film de Patrick Lussier a articulé sa promotion autour de la technologie 3D qu’il emploie afin de garantir de multiples frissons à ses spectateurs. Etant donné que les salles ne sont pas toutes équipées en numérique, le film sort en France en deux versions : une basique et une 3D. Il serait bien sur dommage de découvrir ce film d’horreur sans son relief tant son scénario se révèle sans surprises (mis à part l’éternel retournement de situation sur l’identité du tueur). Après le gros ratage de Scar 3D qui n’utilisait pas à bon escient la 3D, ce Meurtres à la Saint Valentin fait-il mieux ? Oui, certainement. On retiendra un œil qui se jette presque sur nous et quelques effets bien pensés. Mais le tout reste assez mou. On frissonne très peu et les habitués du genre risquent de ne même pas sursauter une fois. Un comble.
Le problème vient de la réalisation qui se repose sur son artifice 3D et qui pour le coup ne témoigne d’aucune réelle ingéniosité permettant au public d’être vraiment surpris. Il manque une ambiance, un univers suffisamment glauque pour que l’on se sente en insécurité. Le sang et les cris ne suffisent pas. A défaut de ressortir traumatisés de la séance, les spectateurs et spectatrices qui ont grandi avec la série Dawson auront la joie de retrouver Kerr Smith au cinéma dans un premier rôle. L’interprète du gay sensible Jack Mc Phee trouve ici un rôle de dur qu’il incarne plutôt bien. Egalement présent au casting, Jensen Ackles (présent dans la saison 6 de Dawson mais plus connu pour son rôle dans la série Supernatural). Une curiosité de fans donc, pas forcément liée à l’horreur. Quelques passages sont quand même à sauver comme la scène de cette blonde décérébrée qui court à poil avant de se faire dégommer. Primitif mais amusant. Dommage que le reste ne suive pas.
Film sorti le 29 avril 2009