Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)
Samedi soir je suis retourné au Festival Pocket Films pour une soirée un poil frustrante. Les horaires se chevauchant, il était tout bonnement impossible d’assister à la performance FUCK de Lech Kowalski et au film An extraordinary Study in Human Degradation. J’ai ainsi décidé de n’assister qu’à 45 minutes du show de Kowalski pour visionner par la suite en intégralité le long métrage de Patrick Eriksson.
FUCK de Lech Kowalski
Présent dans la salle, Lech Kowalski nous a offert une belle expérience ce Samedi soir. Alors que sur l’écran s’affichaient des « Fuck » à tout va autour de nombreux thèmes (Fuck Fashion, Fuck le sexe traditionnel, Fuck le capitalisme…), la VJ Emma Dorsaz et son acolyte concoctaient en live une performance assez hypnotique. De la très bonne musique électro industrielle mêlée à de la techno, des images terribles ou fascinantes…Ca m’a fait mal au cœur de partir avant la fin.
AN EXTRAORDINARY STUDY IN HUMAN DEGRADATION de Patrick Eriksson

Cette séance était précédée d’un film court sur la vie d’un gigolo. Intitulée Everything is fine et réalisée par Paco Joya, cette œuvre portable est dédiée à toutes les putes, femmes ou hommes. L’occasion de nous rappeler que la prostitution est pour certains (et de façon plus ou moins voulues) un acte de bonté, permettant aux moins bien lotis de ne pas être frustrés à vie ou d’assouvir leurs plus grandes fantaisies. Le film en lui-même est assez touchant même si en à peine 8 minutes il faut bien avouer que le sujet n’est qu’effleuré.
Passons au long-métrage réalisé lui aussi au téléphone portable de Patrick Eriksson. An extraordinary study in human degradation est une œuvre suédoise qui a d’ailleurs connue une exploitation en salles dans son pays d’origine. Nous y suivons le quotidien de Patrik qui s’est fait larguée par sa petite amie et ne parvient pas à s’en remettre. Portrait d’un garçon trop sensible dans un monde où trouver l’âme sœur est en apparence plus facile qu’avant mais au final beaucoup plus tordu. Epaulé par ses amis, Patrik va se lancer à la recherche d’une nouvelle compagne sur le net. Mais la nouvelle rencontre qu’il fera pourrait bien le replonger dans la galère.
Le scénario est simple mais cruellement d’actualité : tout le monde cherche sa moitié mais tout le monde consomme et se fait mal. Si la réalisation est parfois de piètre qualité (des plans fixes avec un plafond pendant plusieurs minutes avec une image archi pixelisée, désolé mais c’est moche), on s’attache très vite au personnage « réel » principal. Le téléphone portable permet de raconter des récits très personnels, c’est il semblerait, un outil fantastique pour se livrer à l’exercice du carnet intime nouvelle génération. Patrick Eriksson nous embarque très loin dans son quotidien au point de filmer un moment de masturbation (éjaculation comprise) ou un plan cul avec une demoiselle semblant comblée (petit narcissique !). Un moment globalement sympathique.
Ce dimanche, a été révélé le Palmarès de la Compétition Internationale du Festival Pocket Films. Les heureux lauréats sont Michael Szpakowski avec Incident (1er prix du Jury) ; Le collectif Pied la Biche avec Turbo 2008 (2ème prix) ; Clément Deneux avec Les Ongles (3ème prix) et Jocelyne Rivière et Serge Rustin avec Your picture with me. Pour mes chouchous à moi, c’est par là.
UN BILAN ?
Je suis loin d’être parvenu à couvrir la globalité de ce festival très concentré. Je repars de là assez amusé et satisfait avec des films souvent funs et décalés et des rencontres et rendez-vous intéressants. Pocket films est désormais un bon mélange entre découvertes et présentations d’auteurs confirmés. Merci au Forum des images pour avoir offert à tous les parisiens un libre accès à cette manifestation.