Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Hier soir, vendredi 31 juillet 2009, avait lieu à L’international le deuxième jour du festival Who loves the sun (titre en hommage à la chanson du Velvet Underground). En se rendant sur place, on découvre qu’à l’organisation de cet évènement se trouve notamment Armelle Pioline, chanteuse d’Holden et de Superbravo. Ont donc été conviés ses coups de cœur musicaux et autres artistes amis.
Revenons déjà sur le lieu dont je n’ai pas encore eu l’occasion de parler sur ce blog. L’international est un bar concert à l’entrée gratuite et où les consos affichent des prix très raisonnables (exemple pour les soft drinks : 2 euros en Happy Hour et 3 euros pour le reste de la soirée). Bonne ambiance, pas trop hype, cadre chaleureux, clientèle variée. Au premier étage le bar et au sous-sol la salle de concert avec un son qui tient bien la route.

La soirée commence avec le set de Haussmann Tree. Un duo qui chante en anglais avec des textes inspirés des poèmes libanais de Tarek Joseph Chemaly. Liés par leurs expériences au Liban, les deux membres, Jérémie et Timothée ont créé une pop très raffinée, aux recoins obscurs. On est de suite plongés dans une ambiance onirique, fantomatique. A noter que le Timothée du groupe a été aperçu à Cannes cette année dans le moyen-métrage Montparnasse et que Jérémie est également dans le groupe The new government. Page Myspace de Haussmann Tree.

On continue ensuite avec Arlt. Pour moi Arlt est automatiquement associé à Holden. Ils ont chanté ensemble au Zèbre de Belleville, à la Maroquinerie, Mocke (de Holden) a participé à l’élaboration de leur premier album à venir et les rejoint sur scène…Si je n’ai pas eu un coup de foudre pour ce beau duo formé par Eloïse Decazes et Singsing dès la première fois, j’en suis vraiment tombé amoureux avec le temps. Il faut les voir sur scène, il se passe quelque chose de magique. Eloïse Decazes a vraiment la grâce et sa voix fait des merveilles. Le public se met assis au sol pour se laisser bercer par les paroles, belles, poétiques, mais loin d’être inoffensives. Arlt évoque souvent la blessure amoureuse. Pas étonnant alors de voir une spectatrice se mettre à pleurer dans la salle (la pauvre venait de se faire larguer) en entendant les paroles de De haut en bas : « Nous sommes allés de haut en bas, on ne peut pas dire que ce soit ce à quoi je m’attendais (…) Je ne te savais pas mon amour, je ne te savais pas mon amour seulement de passage. Mais bon… ». Moment romantique, sensible. Pour info, Arlt fera un détour par le festival Fnac Indétendances le 8 août prochain. Page Myspace de Arlt.

Fin de la soirée avec Holden. Pour moi c’est toujours un évènement. Armelle Pioline et Mocke sont ce soir en duo, live acoustique. La salle est pleine à craquer et le public en feu. Des galères d’installation font que le début du set se fait attendre. Holden est en mode décontracté. On sent Armelle un peu fatiguée (un peu éméchée peut-être aussi), elle blague beaucoup entre les morceaux, a quelques absences pendant certains titres. Le public ne lui en tient pas rigueur et se marre plutôt avec elle avant de décoller avec des morceaux comme Mia ou Madrid. Des gens dansent, se laissent emporter par le frémissement des guitares. Alors que le duo interprète Dès demain, ils donnent à la fin du morceau une touche noisy irrésistible. On l’avait un peu oublié avec leur dernier album Fantomastisme, petit chef d’œuvre de mélancolie, mais Holden peut être très amusant, vivant, presque festif, en live. Leur set était loin de la perfection mais il y a toujours ces fulgurances, cette sensibilité, cette personnalité qui font que l’on est entrainé dans un univers qui ne ressemble à aucun autre. Armelle a envie de rester un peu sur scène, elle dévoile avec Mocke un titre inédit intitulé L’ivresse. On aura aussi eu droit à la reprise de Who loves the sun du Velvet. Page Myspace de Holden.
Très belle soirée donc, très chaleureuse. Trois groupes et trois univers très inspirés. Pour info, le festival Who loves the sun s’achève ce samedi 1er août 2009 avec les live de JP Nataf, Tristan Poupée (formation à laquelle collabore Armelle Pioline) et Antoine Loyer. Site de L’international.