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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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The beautiful life, saison 1 : le début...et déjà la fin



Copyright : CW

La nouvelle est tombée cette semaine, la série d’Adam Giaudrone, produite par Ashton Kutcher et d’après l’œuvre de Ljane Smith, The beautiful life, a été annulée par la chaine américaine CW. Seulement après deux épisodes ! Autant dire que le show n’aura pas eu le temps de faire ses preuves. Mais ainsi est la dure loi de l’audimat (les premières audiences de The beautiful life ont été désastreuses, à peine plus d’un million de télespectateurs). Petit post sur le peu que nous avons pu voir de cette nouveauté aussitôt découverte, aussitôt enterrée et décryptage d’un échec au final pas si surprenant que ça…

 

The beautiful life se passe à New York et nous raconte le quotidien d’une bande de mannequins, filles et garçons, se trouvant dans une situation plus ou moins délicate. Nous pénétrons dans cet univers superficiel, fascinant mais ô combien vénéneux, par le regard de Chris (Ben Hollingsworth) belle gueule qui par hasard se fait accoster dans un resto et se voit proposer de faire des essais. Le garçon, beau mais naïf, découvre un nouveau monde plein de poupées supra minces et de paillettes. Il décide de tenter sa chance malgré les réserves de ses parents, très éloignés de la modernité et de la fureur de la ville. Les débuts de Chris ne vont pas se faire sans difficultés : il ne connaît pas les codes du milieu de la mode, perd facilement son sang froid. Mais qui sait, peut-être que le boy next door deviendra la nouvelle tête d’affiche de Calvin Klein ou autre marque plus ou moins luxueuse. Dès le départ, Chris croise le chemin d’une mannequin sur le point de devenir une star, Marissa (Ashley Madekwe). Une blonde qui attire l’attention de tous les magazines, qui est le nouveau visage à retenir mais qui n’a rien d’une bitch. Malgré un passé familial mystérieux (un père en prison), Marissa est toujours là pour aider ses amis. Y compris la top model sur le déclin, et un peu garce, Sonja (Mischa Barton). Cette dernière fait son come back après 6 mois d’absence (une éternité dans la profession). Que s’est-il passé ? Personne ne le sait…sauf Sonja et nous autres téléspectateurs placés dans la confidence : elle a eu un bébé en secret. The beautiful life suit ces personnages, leur quotidien fait de rêves, de gloire, de désillusions et de cruelles manipulations…




 

Le sujet de ce show est assez séduisant. Tout le monde a l’occasion de se rincer l’œil (les garçons comme les filles sont tous forcément très beaux) , on pénètre dans les coulisses du milieu de la mode, un milieu réputé pour ne pas faire de cadeaux et donc le théâtre idéal pour un soap bitchy et borderline à souhait. Les deux premiers épisodes (qui seront les seuls diffusés aux Etats-Unis) ne donnent toutefois pas trop dans le trash. L’héroïne Marissa est un peu trop « lisse » pour être crédible mais les autres personnages qui l’entourent sont plus croustillants. On savoure forcément le comeback télévisuel de Mischa Barton, parfaite en star sur le déclin. On devient très vite has been dans la mode, du jour au lendemain pour une rumeur ou une mauvaise action une carrière peut se briser. Evoluer dans un monde où il faut toujours avoir le bon profil, incarner la perfection…Cela donne à la fois l’impression d’être un Dieu mais à quel prix ? Gare à la chute…

 

The beautiful life nous montre les névroses qui vont avec l’excès de glamour, les sacrifices pour rester au top. Une vie personnelle à ne considérer que comme une courte distraction, toujours penser à sa carrière, ne vivre que pour elle et à travers elle, même si un jour elle s’effondrera forcément. Une vie faite de privations, de compétitions, une existence à sauver les apparences. Bref un vrai jeu sado maso pour la gloire et la beauté.




 

Bien produite, avec une bande-originale à la mode comme il faut, un casting hot au possible et le comeback à l’écran de l’icône teen et people Mischa Barton : mais comment The beautiful life a pu se crasher si vite ? La réponse pourrait bien être « Trop de plaisirs coupables, ça tue le plaisir coupable ». Soyons honnêtes : ce show est très divertissant, peut-être même attachant mais on reste tout de même loin d’une création audacieuse, novatrice. C’est une sucrerie teen, un bon soap. Le soucis est que la chaine américaine qui la diffuse, la CW, a trop misé sur ce type de productions pour la rentrée 2009. The beautiful life se passe à New York comme Gossip Girl qui elle aussi a pour marque de fabrique de montrer le quotidien d’une jeunesse privilégiée et luxueusement habillée. Quand on ajoute le lyçée à pestes et scandales de 90210 et les nouvelles pétasses de Melrose Place, on arrive à un surplus de bling bling. Il faut croire que les téléspectateurs se sont lassés de tous ces « beautiful people » aux appartements de rêves, aux gueules d’amour et aux problèmes rock’n roll. En enchainant The beautiful life, Gossip Girl, 90210 et Melrose Place, impossible de ne pas avoir la sensation d’une répétition. Comme si la même série recommençait juste dans un contexte différent et avec d'autres acteurs. Il fallait bien qu’une série du lot saute et c’est tombé sur The beautiful life, celle qui affichait les plus basses audiences. Il est d’ailleurs intéressant de relever qu’en cette rentrée 2009, la fiction de la CW qui attire le plus de télespectateurs est Vampire Diaries. Outre le buzz pour ressemblance au phénomène Twilight, cette série est la seule nouveauté de la chaine à proposer un véritable ailleurs. Le côté vampire/fantastique se mêle à des portraits d’ados plus réalistes, moins fortunés, moins branchés. C’est exactement ce qui avait fait de Dawson un phénomène lors de son arrivée aux Etats-Unis en 1998 : on l’avait vendu comme « l’anti Beverly Hills », une série qui proposait des ados plus proches de nous. Après un regain d’intérêt pour la jeunesse dorée, il semblerait que les paillettes commencent à fatiguer les jeunes américains.

 

Ainsi doit-on se résoudre à enterrer le guilty pleasure The beautiful life. Qui sait, peut-être qu’une sortie dvd permettra de visionner les cinq épisodes inédits qui ont été tournés. Des épisodes qui ne seront jamais diffusés aux Etats-Unis mais qui pourraient bien être diffusés à l’étranger. Il n’est pas rare en effet que pour les ventes internationales, les séries interrompues soient diffusées dans leur « totalité » ailleurs. A défaut d’avoir une fin, The beautiful life pourrait donc au moins avoir une petite suite sur certains écrans. Que les fans gardent un œil sur une potentielle future diffusion en France, on ne sait jamais…

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M
<br /> Sniff. Je suis tellement déçue, je la préférais largement à Melrose Place. Tant pis, la côte californienne a une fois de plus gagnée. Heureusement, Vampire Diaries veille ! Hihi !<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Oui il est vrai que c'était mieux que Melrose Place. Melrose Place qui d'ailleurs remplace directement le show avec une rediff. La CW semble vraiment vouloir donner sa chance à cette nouvelle<br /> version...Triste pour Mischa surtout, c'est un coup à retourner en hôpital psychiatrique ;)<br /> <br /> <br />