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Mardi 29 septembre 2009 aux Trois Baudets se poursuivait le Festival des Attitudes Indépendantes (qui se passe aussi dans d’autres salles jusqu’au 4 octobre, programmation ici). L’occasion de revoir mon groupe préféré sur scène, Holden.

Première partie d’un « nouveau talent de la chanson française » ,Austyn, pour commencer. Ma relation avec cet artiste n’avait pas mal commencé : je l’ai même en ami sur Myspace (Waw !). Mais ce soir-là, son set fut assez pénible. Je ne veux pas casser sa musique gratuitement mais comme le résumait assez bien un autre spectateur placé derrière moi : «il y a encore du travail ». Austyn essaie tant bien que mal de faire participer le public, insiste pour que l’on tape dans nos mains (ce que je n’ai pas fait car je suis un sale petit con), fait de l’humour assez graveleux. Alors que les paroles de ses chansons évoquent un père absent ou bien des histoires de filles et de pipes (attention, roi de la métaphore détecté !) , l’accompagnement musical se révèle assez pauvre, manque d’inspiration, de rythme, d’originalité. Merci de nous rappeler qu’ « indépendant » ne rime pas systématiquement avec qualité ou originalité. Qu’on se comprenne bien : le garçon est sympathique, il semble y croire, mais le résultat est malheureusement bien trop anecdotique. Page Myspace d’Austyn.

La soirée aurait pu être flinguée mais c’était sans compter sur la joie de retrouver Armelle Pioline et Mocke sur scène. Et il faut dire que l’ambiance intimiste des Trois Baudets était idéale pour écouter le groupe, présent en duo. Un très bon son, un côté acoustique allié à des boites à rythme et autres artifices pré-enregistrés qui permettaient de donner de l’ampleur à ce set minimaliste sur le papier mais qui au final avait tout pour séduire. Car il y a dans les concerts d’Holden toujours un charme fou, une proximité, des petites maladresses qui nous font marrer entre l’enchainement de deux morceaux. Une petite date parisienne avant de partir en tournée au Chili. Quand on pense que là-bas le groupe est plus connu qu’en France, on se dit vraiment qu’il y a un malaise (toujours aucune chronique de leur dernier album Fantomatisme dans les Inrocks par exemple, que font les journalistes ?) . De toute façon, cela fait dix ans que la formation tourne sans rencontrer de véritable succès public, refusant de se laisser formater, de céder à la facilité. On est là pour le coup vraiment face à un groupe indépendant de qualité, qui évolue à chaque album, qui recherche sans jamais oublier d’offrir de l’émotion.
Et de l’émotion il y en a eu ce soir-là. Etait-ce la fatigue de la rentrée ? Le plaisir de réentendre des morceaux que j’écoute en boucle depuis des mois ? Toujours est-il qu’au moment où Armelle dédicace comme à son habitude le prochain morceau « aux garçons », je me suis mis à avoir sévèrement la larme à l’œil. La chanson jouée c’était Comme une fille, une de mes préférées. Pas de doute : les années passent et Holden reste le groupe qui me touche le plus dans ses textes comme dans ses compositions. Et en live la magie est là, encore plus le temps d’une brève intro reprenant Les animaux du club de façon très surprenante ou alors qu’Armelle s’installe comme à chaque fois au plus près du public pour chanter La saison des touristes. Il reste cependant un détail à corriger de mon côté : je n’ai toujours pas chopé le rythme pour taper parfaitement dans les mains pendant Dans la glace. Et ouais, même quand ils tapent dans leurs mains, les gens d’Holden ne font pas comme les autres. Je l’ai déjà dit mais je ne le redirai jamais assez : je les aime. Page Myspace de Holden.
Holden sur Tadah ! Blog : Chronique de l’album Fantomatisme, Chronique sur les premiers albums d’Holden, Clip de Dans la glace