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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Play : trip cheap et coloré


Crédit Photo : Bodega Films


Le monde est impitoyable, il est de plus en plus difficile de communiquer. Le manque de communication entre les individus est un thème qui intéresse décidément énormément les cinéastes actuels. Dans Play, Cristina s'occupe d'un vieux monsieur sur le point de mourir. Elle lui parle, fait la lecture, mais elle communique à sens unique. Dans la même ville, un garçon rêveur voit sa relation se briser. Il a du mal à comprendre, accepte difficilement la situation, a l'expression d'un petit garçon qui aurait perdu son chien. Il va alors se réfugier chez sa mère, une aveugle. Malgré son handicap, cette femme témoigne d'une profonde joie de vivre, c'est peut être le personnage le plus heureux du film d'ailleurs. Car elle ne voit pas l'horreur du quotidien ? L'horreur du quotidien, la réalisatrice ne nous le montre pas. Son film est complètement planant, ensoleillé. Ca sent l'été. Une nuit dans cet univers étrangement coloré, le garçon rêveur qui porte le prénom de Tristan va se faire piquer son sac. Et ,comme par hasard, celui-ci va tomber entre les mains de Cristina. Elle va l'ouvrir, découvrir Tristan, l'idéaliser , le chercher. Son baladeur mp3 sur les oreilles, elle va erer dans la rue, déconnectée de tout et de tout le monde.


Deux adulescents surement fait pour se rencontrer, des situations cocasses ou dramatiques : Play enchante par moment mais malheureusement peut parfois s'avérer longuet et assez brouillon. Complètement fauché, le film tourné en DV parait toujours cheap mais témoigne toutefois d'un véritable univers, instaure une ambiance légèrement onirique. Difficile de se faire un véritable avis en sortant de la salle. Oui, on est complètement charmé par Viviana Herrera et sa façon de fumer maladroitement ses cigarettes (un geste pour se sentir bêtement plus adulte ?), oui Andres Ulloa séduit par son regard et son sourire et un jeu en retenue. Mais il semble manquer quelque chose pour vraiment accrocher. On a ,en effet, parfois la désagréable impression que Play est une succession de petites idées sympa, tantôt réussies, tantôt foirées. Un ovni sentimental et coloré qui trouvera tout de même à n'en pas douter des admirateurs.

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