Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Robert Rodriguez nous offre avec ce nouveau volet Grindhouse un épisode bien plus trash et plus poussé que Boulevard de la Mort. Ici nous sommes complètement dans du cinéma bis, dans un cinéma complètement barré, qui n'a aucune limite. Le kitsch se mélange à une réalisation impressionnante (qui fait souvent penser à l'expressionisme allemand). Oui, malgrè tous ces monstres et la vulgarité ambiante, Planète terreur est d'une beauté assez remarquable. Les personnages sont également plus fouillés et attachants. Boulevard de la mort était un film de filles où les discussions futiles ne manquaient pas (ce qui faisait aussi son charme). Rodriguez,lui, prèfère les drames intimes et familiaux, le gore et le sexe. C'est très beauf, décalé mais c'est assumé et le plaisir arrive rapidement. On retrouve avec joie de nombreux acteurs de séries télévisées dans des rôles trash et délirants. Ca vanne, ca saute de partout, ça dégoute et ça amuse : le pari du divertissement crade est relevé avec brio. Jubilatoire de bout en bout, jouant avec nos instincts les plus primaires, cette Planète Terreur est sous ses airs de divertissement underground décomplexé et décérébré un petit bijou de maitrise, un hommage très haut de gamme au cinéma bis.