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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Planète Terreur : hommage au cinéma bis


Crédit Photo : TFM DIstribution


Le film s'ouvre sur Cherry (Rose Mc Gowan), go go danceuse qui nous livre un numéro de charme magistral. Elle est sexy , elle fait envie, mais elle ne peut s'empêcher de pleurer sur scène. C'est que faire la gogo ce n'est pas son ambition première. Cherry rêve de faire du stand up car on lui a souvent dit qu'elle avait un don pour faire rire les autres. Elle démisionne. Mais prudence car dehors, le climat se fait hostile. Une opération secrète a mal tournée et un virus se propage. Les malades deviennent des zombies ignobles qui veulent croquer de l'humain. A l'hôpital du cinglé Docteur Block, les patients se multiplient et le danger est partout. Voilà qui tombe bien mal pour sa femme Dakota (sublime Marley Shelton) qui mijotait un plan d'évasion avec sa maitresse. Chacun va devoir rapidement oublier ses préocupations personnelles pour tenter de survivre dans un monde impitoyable. Bienvenue dans la Planète Terreur.

Robert Rodriguez nous offre avec ce nouveau volet Grindhouse un épisode bien plus trash et plus poussé que Boulevard de la Mort. Ici nous sommes complètement dans du cinéma bis, dans un cinéma complètement barré, qui n'a aucune limite. Le kitsch se mélange à une réalisation impressionnante (qui fait souvent penser à l'expressionisme allemand). Oui, malgrè tous ces monstres et la vulgarité ambiante, Planète terreur est d'une beauté assez remarquable. Les personnages sont également plus fouillés et attachants. Boulevard de la mort était un film de filles où les discussions futiles ne manquaient pas (ce qui faisait aussi son charme). Rodriguez,lui, prèfère les drames intimes et familiaux, le gore et le sexe. C'est très beauf, décalé mais c'est assumé et le plaisir arrive rapidement. On retrouve avec joie de nombreux acteurs de séries télévisées dans des rôles trash et délirants. Ca vanne, ca saute de partout, ça dégoute et ça amuse : le pari du divertissement crade est relevé avec brio. Jubilatoire de bout en bout, jouant avec nos instincts les plus primaires, cette Planète Terreur est sous ses airs de divertissement underground décomplexé et décérébré un petit bijou de maitrise, un hommage très haut de gamme au cinéma bis.

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