Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

Publicité

The Spirit : l'homme, les femmes et la ville


Crédits Photos : Sony Pictures Releasing France


The Spirit (Gabriel Macht) est un justicier masqué qui collabore avec la Police pour remettre de l’ordre dans les rues de Central City. Notre sombre héros a pour particularité d’être quasiment invincible : il a beau encaisser les coups, recevoir les balles, il finit toujours par se remettre. Imbattable ? Pas sûr. Son ennemi juré, le malfaisant Octopus (Samuel L. Jackson) possède le même don. Pire : ce dernier connaît la vérité sur la condition et les origines de The Spirit. Octopus a pour modeste but d’être le maitre du monde et il s’efforce d’y parvenir en travaillant dans son laboratoire avec son assistante Silk N. Floss (Scarlett Johansson). The Spirit se le jure : il viendra à bout d’Octopus et ses secrets. Mais une autre affaire semble le travailler : la réapparition d’une certaine Sand Saref (Eva Mendes), amour de jeunesse du justicier alors qu’il n’était qu’un humain lambda sous les traits de Denny Colt. La rumeur voudrait que Sand Saref soit devenue malfaisante. Entre solitude, séduction et affrontements, The Spirit va avancer pour trouver des réponses essentielles...

 

Ceux qui s’attendaient à un banal film d’action seront surpris tant The Spirit détonne de par son originalité, ses partis pris particuliers et son humour totalement barré. Dans la salle, nombreux étaient les spectateurs à sortir, peu réceptifs à l’humour décalé déployé. Je ne suis pas un fin connaisseur du comic original mais je dois avouer que j’ai totalement adhéré à l’univers reconstitué par Franck Miller. Déjà visuellement c’est assez splendide. Beaucoup d’effets spéciaux qui permettent au film d’être à la fois un hommage au film noir, de reprendre les codes de l’univers des comics en saupoudrant le tout d’un esprit très cartoonesque.



Un avertissement s’impose toutefois : The Spirit est un long-métrage à l’humour très particulier, une œuvre qui ne se refuse absolument rien. Une sorte de Planet Terror du film de super héros. La caméra s’attarde sur les seins de ses sculpturales héroïnes, Eva Mendes se photocopie les fesses avec entrain. Nombreuses sont les scènes à partir totalement « en live » que ce soit esthétiquement dans des kitscheries ahurissantes ou avec des passages vraiment osés telle que cette scène où Samuel L Jackson se prend pour Hitler aux côtés d’une Scarlett Johansson en uniforme SS. Se foutant de tout, assumant complètement ses délires, ce film se révèle rapidement jouissif et dépaysant. On a même parfois l’impression d’être dans une sorte de pièce absurde. Les féministes s’en arracheront les cheveux tant un machisme ambiant y règne mais force est de constater que tout reste très bon enfant et second degré.

 

The Spirit c’est aussi et surtout Gabriel Macht. Homme sombre, sexy, séducteur, qui tombe amoureux en deux minutes et fait des promesses à la première poule venue. Archi charismatique, amusant, ce personnage nous entraine dans ses aventures entre questionnements intérieurs, combats et futilités. A sa quête existentielle se mêlent ainsi différentes romances, notamment celles entretenues avec la douce et romantique Ellen (Sarah Paulson) et la bling bling Sand Saref. Gabriel Macht parvient à rendre attachant cet homme un brin salaud en lui prêtant sa moue angélique. Et on comprend bien que The Spirit agit toujours comme un ado avec les femmes : toujours plein de promesses, d’excitation, de naïveté. Mais son statut de « surhomme » l’empêche d’avoir une vie normale alors il se résout à garder surtout une place pour son grand amour : Central City (et ça tombe bien puisque celle-ci regorge de femmes en détresse). Si on pourra peut-être reprocher au film de Miller de partir un peu trop dans tous les sens, de délivrer un scénario confus et un poil artificiel, difficile de ne pas résister face à ce joyau noir et étincelant, fiévreux et comique. C’est tellement fou et tellement assumé (ah cette représentation de la mort par une déesse qui se tortille avec frénésie) que pour ma part je ne peux qu’en redemander. Que de plaisirs !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Plaisir partagé ! Je commençais vraiment à me poser des questions sur moi même ^^
Répondre
M
même si je ne suis pas aussi enthousiaste, que je reproche au film de se colorier de plus en plus, ainsi que des effets un peu trop tape à l'oeil comme la représentation de la mort trop bling bling, et peut-être le délire nazis un peu hors sujet, j'ai perçu The Spirit aussi comme un film complètement atypique, un vrai délire de réalisateur, à l'humour très décalé et très second degré. Je me sentais seul avec cette vision, heureusement que tu es là ;)
Répondre
V
<br /> ravi de trouver quelqu'un qui ait apprécié ce délire démesuré :)<br /> <br /> <br />