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Carnet de route culturel (cinéma, musique, séries, art) et futilités. Et aussi une sélection cinéma gay (Gay themed movies, films LGBT)

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Un week end au Festival Fnac Indétendances 2009




Pour les parisiens amateurs de musique indépendante, le festival Fnacindétendances s’est rapidement imposé comme un rendez-vous estival incontournable. Un évènement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Pour cette édition 2009, la scène a été montée devant l’Hôtel de ville, proposant a plus de 10 000 personnes de découvrir ou redécouvrir des artistes qui  pour la majorité n’ont pas le « privilège » de passer à la radio ou de bénéficier d’une grande médiatisation. Néanmoins il convient de resituer les choses : une partie de la programmation faisant la part belle à des « succès » indépendants. Honnêtement peut-on encore qualifier Amadou et Mariam, Mickey 3d et autres La rue Kétanou comme des découvertes indépendantes ? Ne soyons pas cyniques, il faut bien admettre que l’affiche promet aussi de belles découvertes. C’est en tout cas une super opération pour l’image de la Fnac avec son slogan « agitateur de curiosité ». C’est vrai que c’est chouette d’offrir comme ça au public la possibilité de découvrir des petits groupes sous la chaleur de l’été. Mais les parisiens amateurs de musique savent aussi que Fnac et musique riment avec l’annonce de la fermeture de la Fnac Bastille spécialisée dans les disques. Avec ce qu’il faut de licenciements alors que le magasin se porte plus que convenablement. Ne soyons donc pas dupes ;)




 

Le festival 2009 a été lancé le 25 juillet et continuera jusqu’au 15 août (reste de la programmation à venir ici). Pour ce week end de festivités, nous avions rendez-vous à 18h à l’Hôtel de ville. J’arrive à 18h pile et disons que l’organisation est très efficace : pas une minute de retard ! Pour le coup il y a déjà foule. On ne peut pas fumer sa clope sans que les gens soufflent ou demandent presque agressivement de l’éteindre. Les personnes aux tailles élevées vous gâchent la vue (voir photo ci-dessus), surtout quand elles arborent des coiffures improbables.




 

Le spectacle commence avec Krystle Warren. Ambiance soul/jazzy, look de butch, voix assez singulière…Mais rapidement je m’ennuie. Ca manque de saveur, d’originalité et de rythme. La chanteuse nous prévient qu’après quelques morceaux dépressifs elle va nous faire bouger les fesses et qu’elle-même va se déhancher sans complexes. Au final le rythme change à peine, elle fait un minuscule mouvement de bassin. Fin du set, elle se met au sol en se prenant pour une rock star…Sa musique n’est pas mauvaise mais la prestation fait toc. Page Myspace de Krystle Warren.


 



On enchaine (avec moins de dix minutes pour l’installation, très bonne organisation décidément) avec Fujiya & Miyagi. Duo pop electro que je ne connaissais pas encore et découvre avec grand plaisir. Les mecs ressemblent à de petits geeks qui s’éclatent devant leur ordinateur. Leur son rappelle Air et offre un savoureux mélange entre pop, rock et électro. C’est souvent dansant, le public commence à bouger, on se sent emportés. Page Myspace de Fujiya & Miyagi.




Le présentateur de la soirée est surexcité et s’enthousiasme face à la foule présente. Il avoue que nous sommes là en train d’assister au record d’affluence pour le festival. Mais pourquoi donc ? Parce que Charlie Winston (numéro 1 des ventes en France depuis plusieurs semaines) est programmé ce soir. Beaucoup de jeunes filles hystériques l’attendent avec impatience. Juste avant que le bonhomme entre en scène on nous propose un mini set de deux chansons d’une artiste programmée à la dernière minute. Elle s’appelle Fanny Krief. On nous l’annonce comme une super révélation. Mouais. La demoiselle est très jolie, vêtue d’une robe courte. Elle délivre une pop/folk pas désagréable mais loin d’être novatrice.



 


Le public est en délire, la star de la soirée arrive : Charlie Winston. Ovation totale, les gens tapent dans les mains, chantent. C’est un peu dommage mais c’est toujours comme ça les festivals : les gens ne soutiennent massivement que ceux qu’ils connaissent déjà. Rien à dire de méchant sur l’ami Winston, très charmant au passage. Sa musique pop/folk est efficace, un peu formatée mais très plaisante. Ca s’écoute avec plaisir en live et on se dit que c’est quand même bien mieux d’avoir un mec cool comme ça en numéro un des charts qu’un énième artiste de variété pour ménagère ou une pouf r’nb. Page Myspace de Charlie Winston.






 

Fin de soirée avec le groupe pour lequel je m’étais déplacé : Cirkus. Ils mettent pas mal de temps à s’installer (et font louper de peu au festival sa caractéristique d’organisation parfaite). La foule s’est un peu vidée, les fans de Charlie Winston en ayant eu pour leur compte. Le set de Cirkus est de très bonne tenue. Neneh Cherry et sa famille continuent de nous charmer avec leur electro teintée d’influences diverses (trip-hop, rock, hip hop). Neneh met le feu sur la scène et se déhanche, invite le public à se lacher un peu « It’s a free Friday, come on ! ». Des gens dansent, la nuit tombe, on écoute Laylow…Set trop court, on en voulait encore et encore. Page Myspace de Cirkus.



 


Le lendemain, samedi, je viens un peu en avance à 17h30. La soirée est sous le signe des Trois Baudets, nouvelle scène ouverte à Paris et qui programme des talents émergents de la chanson française. Ce style de musique attire moins les foules, on arrive a être facilement près de la scène, une partie du public reste assis. Un clochard complètement bourré, bière à la main, hurle après ceux qui sont debout, perturbant les deux premiers concerts par ses cris. Assez délirant.




 

Ca commence avec justement mes chouchous de la nouvelle scène française, Arlt. Beau duo, produit par Mocke d’Holden. C’est la première fois que je les vois sur une si grande scène, ça fait bizarre. Leur musique est si délicate, intimiste, on s’habitue tellement à la savourer dans de petites salles, que là en plein jour devant un public tout de même nombreux, c’est presque étrange. Le set est pourtant mené de main de maitre. Et la voix magique d’Eloïse Decazes mêlée à la guitare « velvetienne » de Sing Sing continuent de charmer. Mocke rejoint le duo…ah on rêverait de voir Holden sur cette scène avec eux. Beau moment en tout cas. Page Myspace de Arlt.

 

Bon et maintenant vous avez le droit de me siffler car je ne suis resté qu’au début du set suivant, celui de Imbert Imbert. J’avais d’autres choses à faire (si, si, ça m’arrive) et ses premiers morceaux ne m’ont pas transporté. Je vous mets quand même les liens des autres artistes programmés ce soir-là.

 

Marjolaine Babysidecar

Bams

Mell

Monsieur Lune

 

Bref bonne ambiance, programmation variée et majoritairement sympa, bonne organisation. Tout ça gratos : que demande le peuple ?

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C
juste pour info : La Rue Kétanou est un groupe autoproduit et qui a toujours travaillé avec un tourneur indépendant. Il ne s'agit donc peut être pas d'une découverte pour certains, mais leur qualité de groupe indépendant ne peut en aucun cas être remise en question.<br /> D'autre part, hormis la chanson "Mon Cabaret" sur France Inter, peux-tu nous dire quelle radio nationale diffuse La Rue Kétanou? je serai ravie de le savoir.....
Répondre
V
<br /> <br /> Merci pour cette précision. Pour ce qui est de la Rue Kétanou je visais le côté "découverte". C'est quand même une formation qui jouit d'une certaine notoriété depuis bien des années (et on est<br /> d'accord cela n'a rien à voir avec les médias populaires ;)<br /> <br /> <br /> Je ne voulais pas froisser la fan que tu es, je ne remets nullement en cause leur titre de groupe indépendant. Par contre pour Mickey 3d (que j'aime plutôt) là on est quand même pas dans le côté<br /> indé : ils restent très médiatisés. Enfin bon je chipote un peu, la prog laisse quand même une belle place aux découvertes. Il fallait bien quelques têtes d'affiche.<br /> <br /> <br /> <br />